Libre et non faussée ?

   Sur la piste d’easyJet !

Compagnie low-cost Européenne de référence, 260 Airbus 319/320, 700 lignes exploitées desservant 130 aéroports, à la rentabilité insolente (Résultat net 2013 -> + 600 M€ pour un CA de 5.3 Md€)... Qui est-elle ?  U2, autrement dit easyJet bien sûr.


Cette entreprise de tous les superlatifs, créée il y a tout juste 20 ans, a organisé son développement grâce aux politiques de dérèglementation du transport aérien actées par la commission Européenne et les états membres de l'UE au début des années 90.


Championne du point à point, easyJet est l'archétype de la Compagnie dont la croissance du modèle est responsable des pires difficultés rencontrées par les compagnies continentales historiques.


En réaction, Air France a décidé en 2007 de lancer timidement une offre loisir au travers de sa filiale Transavia, initiative soutenue par la CFDT qui a signé l'accord de création de Transavia France.


Mais face à l'offensive massive et pérenne des low-cost sur notre marché principal, cette première réaction s'est avérée insuffisante. En 2014, le groupe Air France a donc affiché sa volonté d'aller plus loin, d'une part en développant Transavia France, d'autre part en créant Transavia Europe (projet retiré sine die suite au conflit pilotes).


Les conditions d'une riposte sérieuse aux compagnies low-cost concurrentes semblent maintenant réunies pour le marché domestique.
Malgré l'invraisemblable conflit PNT, la flotte de Transavia France va pouvoir passer de 14 à 40 avions et permettre ainsi l'indispensable "sanctuarisation" d'Orly tout en préservant l'essentiel du périmètre d'activité d'Air France / Hop.

De son côté la fédération CFDT des transports et sa branche "aérien" mène de nombreuses actions contre le dumping social qu'affectionnent certaines compagnies low-cost et qui creuse encore un peu plus le différentiel de compétitivité avec les compagnies traditionnelles.

Ainsi, et alors qu'easyJet a déjà été condamnée en 2010 à verser 1,4M€  à pôle emploi pour travail dissimulé et à s’acquitter des cotisations retraites (PNT et PNC basés à Orly avec des contrats de travail Britannique), la CFDT à son tour met à jour les pratiques peu respectueuses du droit français de cette compagnie mais cette fois concernant la participation financière dévolue à la  formation professionnelle.


Conserver notre place sur le marché domestique et européen passe par la recherche constante d'une  compétitivité meilleure mais passe aussi par la dénonciation des dérives inacceptables de nos concurrents.


Faire respecter les normes sociales et fiscales françaises par toutes les compagnies opérant au départ de notre territoire est la 6ème des mesures d'urgence à mettre en œuvre pour sauver le transport aérien Français.

Ces mesures revendiquées par le Collectif Inter syndical Aériens sont au cœur du rapport Le Roux.
La CFDT demande à ce que les constats soient suivis d’actions, et que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour que ces distorsions de concurrence soient proscrites.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Union fédérale des Aériens FGTE CFDT


                                                                                                                                                 Paris, le 9 décembre 2014


L’union fédérale des aériens UFA-FGTE-CFDT a constaté que la société EASYJET ne s’acquitte pas de ses obligations relatives aux contributions légales en matière de formation professionnelle.
Les cotisations versées par la société EASYJET sont basées sur une auto déclaration de 15 salariés alors qu’en réalité elle emploie en France plus de 850 salariés.
Cet écart conséquent du nombre de salariés déclarés (15 au lieu de 850) est dû à l’absence de déclaration de l’effectif de personnels navigants, alors même que  la société EASYJET a été condamnée à s’acquitter des cotisations sociales (notamment sur les caisses de retraites) pour ses navigants basés sur le territoire français.
En conséquence, l’union fédérale des Aeriens CFDT vient de déposer une plainte contre la compagnie EASYJET auprès du procureur de la République de Paris qui l’a transmise au Pôle financier de Paris.
A l’heure où la formation professionnelle continue est un enjeu primordial pour la réorientation professionnelle  et la qualification de milliers de salariés et de demandeurs d’emploi en France et dans un secteur où la concurrence  entre les compagnies fait rage, l’UFA-FGTE-CFDT ne laissera pas le dumping social prendre le pas sur les droits des salariés et les obligations des entreprises.

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