Lettre de l’Administrateur Air France-KLM
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

2 octobre 2017

Un A380 d’Air France atterrit en urgence au Canada

(source Figaro) 1er octobre – Samedi, pour une cause encore inconnue, un très gros porteur A380 (…), qui avait décollé à 11h30 de Paris, a subi un «grave dommage» sur l’un de ses quatre réacteurs (…) et les pilotes ont alors décidé de le dérouter. Il a atterri sur l’aéroport militaire de Goose Bay au Canada et l’ensemble des 520 personnes à bord (496 passagers et 24 membres d’équipage, NDR) ont été évacués sans dommages ni blessés(…)

Le déroutage a eu lieu alors que le vol passait au-dessus du Groenland, l’avion s’est posé à Goose Bay à 15h42 GMT, soit 17h42 heure française, a précisé le porte-parole d’Air France-KLM. L’atterrissage s’est passé «normalement» sur cette base militaire, qui est un aéroport dit de dégagement sur les routes aériennes transatlantiques. Les passagers devaient repartir de Goose Bay «à 04h15 heure locale» dimanche matin, à bord d’un B777-300 d’Air France et d’un B737 affrété par la compagnie, directement pour Los Angeles (…).

Selon de premiers témoignages de passagers recueillis par la télévision publique canadienne CBC, une sorte de détonation a été entendue, suivie d’un décrochage de l’avion, que l’équipage a rapidement maîtrisé. «La cabine a commencé de vibrer. Quelqu’un a crié, et nous avons compris que quelque chose n’allait pas bien» a dit Sarah Eamigh à la CBC. «Il n’y avait pas la panique qu’on aurait pu craindre» a ajouté Pamela Adams, interviewée sur la même chaîne de télévision, en saluant la compétence de l’équipage. Les images diffusées par les passagers étaient assez spectaculaires, l’enveloppe entourant le réacteur ayant totalement disparu.

Le réacteur en partie désintégré

«Les passagers du vol #AF66 Paris-Los Angeles du jour vont se souvenir de leur voyage longtemps», a tweeté Iskandar (@AlexBeaurepaire) en montrant deux photos d’un réacteur dénudé, son capot arraché, avec la partie avant (soufflante) disparue.(…)

Le BEA ouvre une enquête

Aucune explication sur la cause de l’avarie sur le moteur n’a pu être donnée dans un premier temps. Interrogé dimanche matin, un porte-parole de la compagnie a précisé à l’AFP qu’une équipe avec des représentants du Bureau d’enquêtes et d’analyses de l’aviation civile française (BEA), du constructeur Airbus, du motoriste et d’Air France était en route afin de déterminer les causes de l’incident. (…)

Mon commentaire : L’avarie du réacteur de l’A380 d’Air France concerne le moteur GP 7200 spécifique à ce type d’avion. Il est fabriqué par Engine Alliance (General Electric et Pratt et Whitney). L’accident est à distinguer de celui de Qantas, survenu il y a sept ans, qui concernait un moteur Rolls Royce.

Selon les premiers témoignages des passagers, des impacts métalliques ont été entendus au moment de la désintégration de la soufflante. Il s’agit de l’immense turbine de 3 m d’envergure qui avale l’air à l’entrée du réacteur. Les capots moteurs ont alors volé en éclats.

Les passagers, indemnes, ont été rapidement ré-acheminés. Ils ont tous salué la qualité de la réaction des personnels navigants, pilotes, hôtesses et stewards.

Les enquêtes techniques pour connaître les causes de tels accidents sont menées avec le plus grand sérieux. Elles détermineront l’origine du problème qu’il vienne de la conception, de la matière usinée, de la fabrication ou de la maintenance. En cas de suspension temporaire de vol des A380 dotés de moteur GP7200,  la compagnie la plus impactée ne serait pas Air France qui en possède une dizaine, mais Emirates, dont la flotte compte 90 A380 dotés de moteurs GP7200.

Transavia France, la filiale low-cost d’Air France, enfin bénéficiaire en 2017

(source La Tribune) 27 septembre –  (…) « Le groupe anticipe des résultats positifs pour les deux Transavia », a déclaré ce lundi à La Tribune Nathalie Stubler, PDG de Transavia France, à l’occasion du salon du tourisme IFTM-Top Résa.

Pour rappel, Air France-KLM compte aussi Transavia Holland, filiale de KLM depuis plus de 40 ans, laquelle était déjà bénéficiaire l’an dernier.

Une performance de taille pour Transavia France qui, à l’exception d’un maigre bénéfice d’1 million d’euros en 2012, a toujours été dans le rouge depuis 2007. Préférant communiquer sur l’ensemble du pôle Transavia, Air France-KLM ne communique pas les résultats de chacune des deux compagnies. Mais, selon nos informations, les pertes d’exploitation de Transavia France ont dépassé les 30 millions d’euros l’an dernier, (comme en 2015 d’ailleurs)

La performance est d’autant plus valorisante que ces bénéfices s’inscrivent dans une phase de forte croissance de la compagnie, toujours coûteuse en frais marketing, notamment pour le lancement de nouvelles routes. Fin 2017 en effet, les capacités de Transavia auront progressé de 12% par rapport à l’année dernière. La compagnie profite du dynamisme du marché à la fois en volume et en recette unitaire. Entre janvier et fin août, le trafic de Transavia a bondi de 11%, à 4 millions de passagers, avec des coefficients d’occupation qui dépassent les 90% en moyenne (+1,5 point). Le tout avec une recette unitaire qui progresse de manière « significative ». Selon Nathalie Stubler, cette dynamique ne faiblit pas et se poursuit au cours des prochaines semaines.

Le plan de croissance est plus que jamais maintenu. Avec l’arrivée dans la flotte de quatre nouveaux B737-800 l’été prochain, Transavia France va augmenter ses capacités de 15% au cours de la prochaine saison estivale. De nouvelles lignes seront ouvertes, comme Rabat ou Alicante au départ d’Orly et la fréquence des vols sera augmentée sur les routes les plus dynamiques comme Madrid, Porto, Marrakech, Tel Aviv…. Le développement concernera également l’aéroport de Nantes qui accueillera l’été prochain un troisième avion basé.  Pour la suite, Nathalie Stubler maintient le projet de croissance annoncé d’exploiter une flotte de 40 avions à l’horizon 2020. Sept avions rentreront donc dans la flotte en 2019 et 2020. Pour aller au-delà, la compagnie devra s’entendre avec les pilotes. L’accord périmétrique signé en 2014 avec le SNPL (syndicat national des pilotes de ligne) limite en effet la flotte de la compagnie à 40 avions. Ce chantier n’est pas encore lancé.

Enfin, aujourd’hui en test, l’accord de partage de codes avec Air France sera effectif à ce moment-là dans la mesure où il devrait être mis en place cet hiver. Transavia pourra ainsi bénéficier de la force commerciale de sa maison-mère.

Mon commentaire : Bonne nouvelle pour Transavia France, qui va enfin être bénéficiaire en 2017. La low-cost, filiale d’Air France et de Transavia Pays-Bas, profite de la baisse des cours du pétrole et surtout de la faculté accordée par les pilotes d’Air France de se développer jusqu’à 40 avions.

Certains évoquent un risque de cannibalisation avec Joon. Pour la PDG de Transavia France, « la question d’une concurrence entre les deux compagnies n’est même pas un sujet. On le fait déjà, certaines de nos lignes ont toujours été opérées en même temps qu’Air France, sans problème. Nous ne proposons pas le même service, et une compagnie ne va pas s’imposer au détriment d’une autre ».

La Compagnie et Corsair s’allient à easyJet à Paris face à Air France

(source La Tribune) 28 septembre – EasyJet s’allie à des compagnies françaises. Quinze jours après avoir lancé une offre de correspondances à Londres Gatwick permettant de connecter son réseau européen à des vols de Norwegian et de Westjet, easyJet pousse les feux à Paris. L’entreprise a annoncé ce jeudi avoir conclu des partenariats avec La Compagnie, le transporteur 100% classe affaires présente à Roissy, et avec Corsair à Orly.

Ces partenariats concernent dans un premier la vente de l’offre de vols long-courrier de ces deux compagnies (New York pour La Compagnie, les Caraïbes, l’Océan Indien et l’Afrique pour Corsair), mais inclut déjà l’étape d’après, à savoir la vente de billets de bout en bout combinant l’offre d’easyJet et de ses partenaires. Cette seconde étape ne peut être mise en place aujourd’hui dans la mesure où elle nécessite un partenariat avec Paris Aéroport, comme l’a fait l’aéroport londonien de Gatwick avec son produit « Gatwick Connect ».

Pour les compagnies françaises, cet accord est énorme sur le plan commercialpuisqu’il va leur ouvrir un potentiel de clientèle considérable. Près de 360 millions de visiteurs se sont connectés sur le site d’easyJet au cours des 12 derniers mois. La compagnie aérienne low cost opère 63 lignes depuis Paris (Roissy et Orly) et transporte plus de 20% de voyageurs d’affaires en France.

« Les passagers en connexion représentent déjà 8% de notre activité. S’associer à easyJet est une véritable opportunité pour La Compagnie d’aller chercher de nouveaux clients », a déclaré Jean Charles Périno, directeur commercial et marketing de La Compagnie.

« La demande de connexion est très forte vers toutes les zones de notre réseau : Caraïbes (Antilles Françaises et Cuba), Océan Indien (La Réunion, l’Ile Maurice, Mayotte, Madagascar), Afrique (le Sénégal et la Côte d’Ivoire) et Canada (Montréal) », explique quant à lui Julien Houdebine, directeur réseau, alliances et revenus de Corsair

D’autres compagnies françaises tapent à la porte d’easyJet : Marc Rochet, le président d’Air Caraïbes et de French Blue a ainsi lundi manifesté son intérêt pour le produit.

La compagnie britannique a également signé un accord avec la compagnie italienne Neos qui propose des liaisons vers l’Afrique, l’Asie, les Caraïbes et le Moyen-Orient ainsi qu’avec la modeste Aurigny Airlines, présente vers les îles de la Manche.

Mon commentaire : La connexion de ces réseaux est une illustration parfaite de la rapidité avec laquelle le transport aérien se transforme et s’adapte au marché.

En l’espace de quinze jours, quatre compagnies low-cost long-courriers ont annoncé avoir conclu des accords de partenariat avec easyJet. Ces accords avantagent les compagnies long-courriers naissantes ou de petites tailles (low cost ou non).

Les compagnies traditionnelles devront se confronter à cette situation.

La SNCF cible la clientèle pro des compagnies aériennes

(source mobilicites-com) 28 septembre – TGV inOUI, le label qualité de service de la SNCF sur le TGV, a lancé l’offre « La Business PREMIÈRE » sur les liaisons Paris-Bordeaux, Paris-Nantes et Paris-Rennes avant Paris-Lyon et Paris-Lille au premier semestre 2018. Ce nouveau service s’adresse aux voyageurs professionnels de première classe en TGV. L’objectif ? Gagner 20% de clients en plus en première classe.

« Aujourd’hui, un professionnel sur deux choisit TGV pour ses déplacements professionnels. Pour développer et fidéliser une clientèle qui représente 40% du chiffre d’affaires de TGV, nous avons choisi de faire de nos voyageurs professionnels un axe central de notre stratégie grande vitesse 2020 », explique Rachel Picard, dg de Voyages SNCF, dans un communiqué.

Au-delà des avantages actuels de TGV Pro concernant l’achat et l’échange des billets – une application dédiée simplifie les échanges et remboursements de billets sans frais –, les voyageurs bénéficient d’un accueil personnalisé en gare et à bord du TGV et de nouveaux services gratuits.

Une boisson chaude ou froide est offerte ainsi qu’un titre de presse avant de monter à bord. Avec les nouveaux outils de la relation client, les chefs de bord personnalisent aussi davantage les échanges avec les voyageurs. En outre, les clients Business Première disposent d’un accès prioritaire lors de l’embarquement à quai et d’un accueil personnalisé à leur voiture.

« La Business PREMIÈRE » offre la connexion Internet attendue des clients professionnels à bord des TGV avec le Wi-fi. Ceux-ci bénéficient également des nouvelles rames l’Océane : sièges plus confortables et orientés dans le sens de la marche, prises électriques et USB, tablettes optimisées.

Enfin, des services à la carte sont proposés avant et après le voyage : commande facilitée d’un parking avec voiturier grâce à Voiturier & Cie, réservation d’une voiture avec chauffeur à l’arrivée en gare avec iDCAB.

Opération séduction des clients aériens

« Avec cette qualité de service, le choix de TGV inOUI doit devenir une évidence pour les clients pros face aux autres moyens de transport, et notamment l’aérien« , espère Rachel Picard. Une opération séduction qui commence par les clients aériens de Bordeaux. Jusqu’au 15 octobre 2017, ceux-ci pourront bénéficier du Salon Grand Voyageur de la SNCF sur présentation de leur carte de fidélité aérienne donnant accès à leurs salons.(…)

Mon commentaire : Le facteur déterminant pour le choix d’un mode de transport reste le temps « porte à porte » d’un voyage. Si l’offre de services est équivalente entre un vol domestique et le train, à durée égale, la clientèle affaire sera conquise par une fréquence adaptée, la ponctualité et la régularité du transport. C’est ce que recherche la SNCF en améliorant d’un côté son offre inOUI et de l’autre son offre loisir (Ouigo).

Sur les liaisons concernées (moins de deux heures de train), il va être difficile pour Air France de ne pas perdre, comme à Lyon et Strasbourg, une grande partie de sa clientèle.

La réponse d’Air France devra être apportée au travers du volet « Développer les marchés point-à-point au départ des marchés domestiques » du projet Trust Together. Il prévoyait notamment la simplification des marques, qui tarde à venir.

La faillite de Monarch Airlines laisse plus de 100.000 passagers sur le carreau

(source Les Echos) 2 octobre – L’arrêt brutal des vols de Monarch Airlines ce lundi fait suite à l’une des plus grosses faillites de l’histoire du transport aérien européen.

Avec la faillite de Monarch Airlines, c’est l’une des plus anciennes compagnies britanniques qui vient de tirer sa révérence, ce lundi, en laissant sur le carreau plusieurs dizaines de milliers de voyageurs. En difficultés financières depuis plusieurs années, Monarch Airlines a annoncé ce lundi matin, sans préavis, l’arrêt de tous ses vols, obligeant le gouvernement britannique à affréter lui-même des appareils auprès d’autres compagnies afin de rapatrier quelque 110.000 passagers bloqués un peu partout en Europe et aux Etats-Unis. Deux A330 d’Air Transat, deux A320 d’easyJet, un A330 de Hifly et cinq A320 de Qatar Airways étaient déjà mobilisés lundi matin, pour ce que le secrétaire d’Etat aux Transports britannique, Chris Grayling, qualifiait pompeusement de « plus importante opération de rapatriement en temps de paix ».

La déconfiture de Monarch Airlines figurera également parmi les plus importantes défaillances de l’histoire du ciel européen. Créée en 1968, Monarch Airlines était la compagnie charter britannique par excellence, avec plus de 6 millions de passagers transportés chaque année à son heure de gloire, au début de la décennie. Pour de nombreux Britanniques, elle symbolisait les vacances. Elle fut notamment la première à opérer des vols charters en avions gros porteurs, vers les Etats-Unis et les Caraïbes, au début des années 1990, avant d’entamer une longue descente aux enfers, à compter des années 2000, face à la concurrence des compagnies low cost.

Comme d’autres vétérantes du charter avant elle,  Monarch Airlines avait alors tenté de se transformer en low cost , en supprimant un tiers de ses effectifs et en transformant ses vols charter en vols réguliers. En 2014, la compagnie avait même passé commande de 30 Boeing 737 Max, d’une valeur de 3,1 milliards de dollars, afin d’accompagner cette métamorphose. Mais la pression concurrentielle des vraies low cost, ajoutée à la chute du tourisme en Turquie et au Mahgreb, ont eu raison de ses efforts. Depuis plusieurs mois déjà, Monarch Airlines cherchait son salut du côté d’un éventuel repreneur… qui ne s’est jamais présenté.

A l’instar d’Air Berlin, la faillite de Monarch fait les affaires de ses principaux concurrents. Elle va alléger la pression à la baisse sur les prix en réduisant l’offre de sièges mais encore libérer des créneaux horaires à Londres-Luton et remettre sur le marché une trentaine d’appareils avec leurs équipages. Ce dernier point est particulièrement important pour Ryanair, qui fait face à une pénurie de pilotes. Même si l’essentiel des pilotes de Monarch sont qualifiés sur Airbus A320, alors que la compagnie irlandaise opère sur des Boeing 737.

Mon commentaire : Les low-cost sont les principales concurrentes des compagnies charter. La plupart tentent de se transformer en compagnie à bas coûts et peu d’entre-elles y parviennent durablement.

La disparition de Monarch profitera à easyJet, à Ryanair, voire à Norwegian.

Alitalia : ce sera sans Ryanair

(source Air Journal) 28 septembre – La compagnie aérienne low cost Ryanair a finalement renoncé à profiter du démantèlement annoncé d’Alitalia, devant se concentrer sur la gestion de son manque de pilotes.

Une courte déclaration de la spécialiste irlandaise du vol pas cher le 27 septembre 2017 indique que les administrateurs provisoires d’Alitalia ont été informés de cette décision : « nous ne poursuivrons pas notre intérêt dans Alitalia et ne soumettrons plus aucune offre pour la compagnie aérienne », explique Ryanair, préférant « éliminer toute distraction de la direction dans sa gestion (du problème des pilotes) à commencer par son intérêt pour Alitalia ».(…)

Ryanair rappelé à l’ordre après ses annulations de vols

(source Reuters) 29 septembre – L’autorité britannique de régulation du transport aérien a annoncé vendredi soir que la compagnie Ryanair RYA.I s’était conformée à ses obligations d’informer ses passagers affectés par une série d’annulation de vols.

La compagnie à bas coûts irlandaise a été contrainte d’annuler une série de vols du fait d’un manque de pilotes disponibles, ce qui affectera plus de 700.000 passagers sur la période septembre-mars.
La Civil Aviation Authority (CAA) avait exigé dans la journée que Ryanair publie d’ici 16h00 GMT un communiqué expliquant sa politique de réacheminement et de défraiement et prenant en compte le droit des passagers à être réacheminés par des compagnies concurrentes et défrayés d’une partie des frais supportés du fait de ces annulations.

Ryanair s’est exécuté dans les temps, mettant en ligne sur la page d’accueil de son site internet un document expliquant comment les passagers concernés peuvent être dédommagés en vertu du droit européen. « Il semble que Ryanair ait capitulé« , a commenté le directeur de la CAA, Andrew Haines, dans un communiqué diffusé en début de soirée.

Il a ajouté que ses services allaient maintenir sous pression la compagnie irlandaise. « Nous allons étudier dans le détail leur position et surveiller la situation pour faire en sorte que les passagers obtiennent en pratique ce qu’ils sont en droit d’obtenir« , a-t-il prévenu.

La compagnie a indiqué que tous les passagers concernés par les annulations de vol recevraient un bon d’achat de 40 euros et espère que l’ensemble des procédures prévues par le droit applicable dans l’Union européenne seraient bouclées d’ici fin octobre.

La CAA reprochait à Ryanair d’avoir fourni une « information trompeuse » en ne proposant aux passagers concernés que des remboursements ou des sièges sur d’autres vols Ryanair. La réglementation oblige les compagnies aériennes à proposer à leurs clients des vols sur des compagnies concurrentes si elles ne peuvent proposer un vol de substitution et à les défrayer des frais supportés en cas d’annulation de leur fait. La CAA peut saisir la justice à l’encontre de compagnies qui ne respecteraient pas le droit des consommateurs.

Ryanair a dit dans un communiqué qu’elle se « conformerait pleinement à toutes les exigences de la CAA » mais a rappelé que l’autorité de l’aviation britannique n’avait pas pris de mesures contraignantes à l’encontre de sa concurrente British Airways qui avait dû annuler des vols en mai après une panne de ses systèmes.

Mon commentaire : Ryanair est loin d’être la pire compagnie en matière d’annulation de vols, même si, à cause de son problème de pilotes, sa situation s’est un peu détériorée. En revanche, elle n’est pas prompte à défrayer ses clients ou à les ré-acheminer sur une autre compagnie lorsqu’elle annule un vol. C’est ce que la justice pourrait condamner.

L’enjeu est de taille. Les compensations financières d’irrégularités vont coûter de plus en plus cher aux compagnies.

Pagaille dans les aéroports à cause d’une panne du système d’enregistrement Altea

(source Air Journal) 28 septembre – C’est la pagaille partout dans les aéroports internationaux : les compagnies aériennes connaissent depuis ce matin (NDLR : jeudi 28 novembre) des perturbations à la suite d’une panne du système d’enregistrement Altea du GDS (Global Distribution System) Amadeus.

N’étant pas en mesure d’enregistrer les passagers au départ de leurs vols, les compagnies aériennes les font patienter. De longues files d’attente sont signalées dans de nombreux grands aéroports internationaux. De nombreux vols décollent en retard. Les aéroports de Paris, Londres, Singapour, Washington, Melbourne, Johannesburg, Zurich, etc… ont confirmés sur leur compte Twitter qu’ils sont impactés. A Paris Roissy-Charles de Gaulle, la panne a duré seulement 15 minutes, selon Air France, citée par le site Le HuffPost. Ailleurs, comme par exemple à Londres-Gatwick, elle a duré 100 minutes.

Pour comprendre l’ampleur de la pagaille, rappelons que 125 compagnies aériennes à travers le monde ont adopté Altea d’Amadeus, parmi lesquelles 108 utilisent à ce jour ce système informatique pour toutes les formalités de départ (enregistrement, embarquement, réservation, etc…).

« Amadeus confirme que dans la matinée, nous avons connu des problèmes informatiques impactant certains de nos systèmes. En conséquence, certains clients ont rencontré des perturbations sur certains services. Les équipes techniques d’Amadeus se sont immédiatement mobilisées pour identifier la cause du problème et essaie de restaurer les services aussi vite que possible. Les services reviennent progressivement à la normale », a indiqué le GDS Amadeus dans un communiqué. Ses services techniques sont intervenus et le système d’enregistrement devrait être progressivement rétabli dans l’après-midi dans les aéroports impactés.

« Cette panne d’une rare ampleur a totalement désorganisé la chaîne de traitement Compagnie aérienne-GDS-Client-AéroportLes conséquences financières pour restent à établir à cette heure », commente un responsable de l’agence de voyage en ligne Bourse-des-vols.

Mon commentaire : En 1987 AIr France, Lufthansa, Ibéria et SAS décidèrent de créer la société Amadeus pour mettre en place un système commun de réservation de billets. Amadeus a ensuite créé le système d’enregistrement Altea qui est tombé en panne ce jeudi.

La généralisation de l’usage d’un même logiciel à l’avantage de faciliter le travail entre différentes compagnies mais accroît la portée d’un incident ou d’une panne sévère. Cette panne a été réparée rapidement. Mais qu’en serait-il en cas de piratage informatique ?

La Presse Boursière…

Air France KLM : obtention des autorisations des autorités de concurrence

(source boursier com) 28 septembre – Air France-KLM annonce que les conditions suspensives liées aux autorisations réglementaires aux Etats-Unis et au Brésil, auxquelles était soumise la réalisation des augmentations de capital réservées à China Eastern Airlines et Delta Air Lines annoncées le 27 juillet 2017 et approuvées par l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 4 septembre 2017, ont été levées.

Le règlement-livraison des augmentations de capital réservées et l’admission sur le marché réglementé d’Euronext Paris et Amsterdam des actions nouvelles interviendront le 3 octobre 2017.

Par cette opération, Delta Airlines et China Eastern Airlines concrétisent un partenariat de très long terme avec Air France KLM en prenant chacun une participation de 10% dans le capital d’Air France KLM pour un montant total de 751 millions d’euros.

Mon commentaire : Les autorisations vont permettre les versements prévus. Dès lors, les représentants de Delta et de China Eastern pourront participer aux réunions du conseil d’administration d’AF/KLM.

Fin de la revue de presse

Mon commentaire sur l’évolution du cours de l’action Air France-KLM

L’action Air France-KLM est à 13,60 euros en clôture lundi 2 octobre, en hausse de 4% depuis lundi 25 septembre.

La moyenne des objectifs de cours (le consensus) des analystes pour l’action AF-KLM est à 15,08 euros. Je calcule cette moyenne sur la base des objectifs de cours publiés depuis mai dernier par 11 analystes.

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) quasi stable à 56$. Les prix profitent d’une baisse de la production des pays de l’Opep ainsi que des autres producteurs, ont expliqué les analystes. Par ailleurs, les cours ont également été soutenus par une baisse record des réserves américaines d’essence la semaine dernière. Alors que le Texas et la Floride ont été touchés par des tempêtes dévastatrices, les investisseurs s’attendent désormais à une forte hausse de la demande de ces Etats pour compenser cette baisse des réserves.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute information ou réflexion me permettant de mieux conduire ma fonction d’administrateur du groupe Air France-KLM.

Vous pouvez me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l’actionnariat salarié…

A bientôt.

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| François Robardet

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

Lettre rédigée avec la collaboration de Christian Magne

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