La CFDT condamne sans réserve et avec la plus grande fermeté les violences indignes survenues en CCE le 5 octobre 2015.

Ces comportements ne sont ni à la hauteur des enjeux auxquels est confrontée notre Compagnie, ni conformes à l’idée du syndicalisme.

Roissy, le 5 octobre 2015

La session de CCE a été courte, elle a néanmoins et sans surprise confirmé les décisions du Conseil d’administration AFKL qui s’est tenu le 1er octobre.

Depuis plusieurs semaines la Direction d’Air France évoque ce scénario en cas d’échec des négociations avec les syndicats de pilotes et la date butoir du 30 septembre.

Elle a donc présenté ce plan en session. La CFDT Groupe Air France en conteste la pertinence et s’y oppose formellement.

Ce plan de repli, n’est pas de nature à atteindre les objectifs stratégiques et à garantir les investissements, le renouvellement de la flotte, bref, l’avenir de notre Compagnie. Tout au plus, permet-il de gagner du temps.

La CFDT avait initié le principe d’une procédure d’alerte pour diligenter une contre-expertise de ce plan. Cette procédure, qui aurait dû être lancée en session aujourd’hui n’a pas pu être votée.

Est-ce une victoire syndicale ? Un plan d’attrition en deux phases.

Plutôt qu’une énième reculade de la Direction d’Air France devant le SNPL, la CFDT préfère voir dans ce phasage en deux temps, la possibilité d’éviter des licenciements et la mise en échec de la stratégie des « faucons » qui réclamaient un plan dur, tout de suite, à la mode « British Airways »

La phase 1, prévue pour l’été 2016 est irréversible aujourd’hui :
  • 5 appareils retirés de la flotte
  • – 3% SKO
  • – 3% HDV (heures de vol)
  • 2900 emplois supprimés: 1700 Personnel Sol, 900 PNC, 300 PNT.

Cette stratégie en 2 temps laisse donc encore du temps à la négociation avec les représentants des Personnels Navigants, notamment les pilotes et à la concertation dans les escales du Sud de la France, notamment Marseille.

Si les négociations aboutissent avant la fin de l’année, ces 2900 suppressions de postes seraient traitées par des départs volontaires.

Le plan B serait donc stoppé et l’attrition limitée à la phase 1.

La phase 2 prévue pour hiver 2016 – été 2017

Si les négociations échouent, la Direction prévoit que les suppressions de postes de la phase 1 seront traitées pour partie par des licenciements, auxquels s’ajouteraient d’autres licenciements liés à la phase 2.

Cette phase 2, prévue pour l’été 2017, est la deuxième vague d’attrition

  • 9 appareils supplémentaires retirés de la flotte
  • – 7% SKO
  • – 9% HDV
  • Suppressions de postes supplémentaires ? la Direction n’a pas encore communiqué le chiffre

Par ailleurs, la Direction a indiqué une fois de plus que l’accord « Production balance », qui définit l’équilibre entre Air France et KLM à l’intérieur du Groupe, était compromis.

Il est donc impératif et urgent que le dialogue social reprenne dans l’Entreprise.

Les objectifs d’un retour à 80% de lignes Long Courrier rentables et à un résultat d’exploitation positif d’au moins 750M€ sont des objectifs économiques incontestés, même par le SNPL, et indispensables pour l’avenir de notre Compagnie.


La lucidité et la responsabilité imposent à tous les protagonistes de trouver le moyen de les atteindre.

avion-wingzA défaut, la CFDT réitèrera sa demande d’ouverture d’une négociation intercatégorielle pour sortir de l’impasse.

Après des décennies de quasi co-gestion entre les Directions successives d’Air France et le SNPL, force est de constater que, confrontée à la crise, cette méthode de management et de négociation trouve ses limites et menace l’intérêt général et la cohésion de l’Entreprise.

Ce que la CFDT ne saurait accepter.

Le Bureau syndical CFDT groupe Air France