L’interminable crise sanitaire du COVID ne cesse, par ses rebondissements, de plonger le transport aérien mondial dans des incertitudes de plus en plus pesantes qui ne permettent pas d’entrevoir un avenir plus serein pour les salariés du Groupe Air France.

Depuis le mois de mars 2020, le Groupe Air France a activé les leviers nationaux de protection des emplois que sont l’Activité Partielle et depuis le 1er janvier l’Activité Partielle de Longue Durée. Mais la Direction a également mis en œuvre de façon unilatérale un Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui, à Air France comme chez Hop, passe par un Plan de Départs Volontaires qui inclut les modalités de recours à des licenciements.

A de nombreuses reprises, la CFDT a demandé qu’une approche Groupe de la gestion des emplois et des compétences soient mises en œuvre afin de créer des parcours Groupe sécurisés et de multiplier les solutions de reclassement inter-entreprises du Groupe, des filiales vers la maison mère et inversement. Et si la Direction a toujours refusé de mettre en place une véritable GPEC de Groupe, elle a, à de nombreuses reprises, affirmé qu’elle mettrait tout en œuvre afin de ne pas recourir à des licenciements.

La CFDT s’interroge aujourd’hui sur la sincérité de ces assertions quand, dans de nombreux secteurs, la seule ligne de conduite semble être la suppression des emplois coûte que coûte, compensée si nécessaire par des externalisations d’activités et avant même la recherche de solutions d’un traitement Groupe ou de redéploiement internes au Groupe Air France. L’exemple récent de la Direction de l’informatique du Groupe AF-KL qui demande à chercher des solutions d’externalisation de certaines parties de la DSI de HOP!, suite à la fermeture du site de Morlaix et du Datacenter, plutôt que d’étudier un transfert d’activités ou un redéploiement Groupe. Quel sens donnez-vous au Groupe Air France si vous ne permettez pas cette solidarité inter-entreprises ?

La CFDT exige, afin d’éviter toute casse sociale dans l’ensemble des composantes du Groupe Air France, que l’ensemble des solutions de redéploiement au sein du Groupe Air France soit systématiquement étudié et proposé, dans le strict respect du volontariat des salariés concernés.