Informations du président

  • La situation de la compagnie est inédite, en attente de la nomination d’un nouveau PDG, une gouvernance provisoire est en place. L’image d’Air France suite aux grèves est écornée. L’avenir est obéré. Il n’y a pas d’amélioration sur le court courrier. Il faut donc poursuivre le plan de réduction des coûts. Il n’y aura pas d’annonces de stratégie en juin. Toutefois un effet positif sur nos résultats : le report des clients subissant la grève SNCF est à noter.
  • Prélèvement à la source des impôts: à partir de janvier 2019. Dès septembre l’entreprise adressera un formulaire à chaque salarié afin de se positionner sur un choix de prélèvements. L’entreprise présentera ainsi en nov/dec  l’impact que cela représentera.

Pour vous aider voir : impôts.gouv.fr , une FAQ en easy RH sera également disponible sur le sujet.

 Une nouvelle plateforme de formation « my learning » sera disponible à partir du 8 juin et offrira un large choix de formations  notamment des formations de langues en libre-service.

  • Préparation de l’été 2018: un document escale par escale a été présenté avec des adaptations locales.

 

Notre intervention :   l’adaptation sur chaque escale est nécessaire en fonction du contexte,  pourquoi n’y a-t-il pas de partage des bonnes pratiques ? Prendre en compte les propositions des salariés, faire un REX à la fin de l’été contribuerait à réinstaurer la confiance. Les viviers de MOE sont à renforcer, d’autant qu’ils ne sont pas utilisés régulièrement. L’Expérience Salarié doit surtout être constituée d’espaces de dialogues avec les salariés, pour mettre en place des actions adaptées et pérennes. La QVT (qualité de vie au Travail) ne doit pas se limiter à des « habillages » ponctuels. 

Synergie HOP ! Air France à LYS et NTE

Nos questions : A Lyon, la prise en compte des niveaux métiers, compétences et ancienneté, devront être pris en compte. Quid du niveau AMDE et leaders chez HOP ! qui est différent de celui d’Air France ? Dans l’organisation si la fonction agent K chez HOP ! reste, alors il faudra la proposer en priorité aux agents CLD Air France reclassés récemment à KP. La fonction PCO  et le lien TCC ne doivent pas être réservés aux seules maîtrises. Les locaux ne sauraient être situés en zone réservée exclusivement, ceci en raison du partage des tâches, zone réservée / zone publique. Quid du service bagage traité par AF ? Quelle  sera la table des besoins ? Quid des locaux piste et zones de stockage des matériels ? En cas de sureffectif, les reprises d’activité (notamment Transavia) devront être étudiées. Enfin, pour permettre la réussite de cette synergie le responsable projet  LYS doit rester le même. L’organisation doit être adaptée que ce soit à Nantes ou à Lyon.

Les réponses de la Direction :

La mutualisation des équipes avec des spécificités d’organisation à chaque escale devrait faciliter le travail de chacun. A Nantes et Lyon, cette synergie permettra d’installer les équipes dans de nouveaux locaux « plus qualitatifs, plus modernes, permettant de rapprocher les acteurs ».  A Lyon, afin d’éviter les nombreux passages aux PIF, de nouveaux locaux  d’appui  en zone publique doivent être trouvés. En piste, si la zone de repli change, le matériel changera de place aussi. A NTE les locaux HOP ! seront restitués,  un regroupement dans les locaux AF se fera. Les évolutions des infrastructures à NTE  sont probables (abandon de Notre Dame des Landes).
Les personnels HOP !  des escales de LYS et NTE seront, après PSE,  reclassés systématiquement chez AF. L’ancienneté groupe  et la  rémunération annuelle sont garanties. En cas de sureffectif, l’ajustement se ferait au travers des CDD Hop. Pour  NTE, l’écart de besoins est de 20 EQPT, de 10 à 12 pour LYS.  La Direction reconnaît qu’il est légitime de regarder comment dans la future organisation de Lyon, les ex agents de trafic pourraient s’inscrire dans ce nouveau fonctionnement. Cela ne changera rien pour les LL de LYS. Au travers des groupes de travail le fonctionnement du comptoir vente et des leaders seront étudiés. Le chef d’escale de LYS restera en place jusqu’à la fin de la démarche. Si de l’effectif devait être disponible, alors l’assistance de cies tiers ou de Transavia pourrait se faire, à condition que cela n’engendre pas de coûts supplémentaires.

 

Après de longues années de souffrance au travail, une solution est enfin trouvée avec le regroupement des personnels sur ces escales

Le calendrier juridique s’étalera jusqu’à l’hiver 2018 pour la mise en œuvre de l’escale unique. Cela permettra aussi d’améliorer les coûts de ces escales.

GPEC (gestion  prévisionnelle des emplois et compétences)

Les différents PDV ont permis de baisser les coûts, et donc une amélioration des coûts unitaires. Toutefois, la flotte a besoin d’être renouvelée (valeur moyenne d’un avion : 30 millions d’euros), la baisse de la recette unitaire, imposée par nos concurrents,  cumulée à la baisse des sièges kilomètres offerts, oblige à des efforts supplémentaires. Le sureffectif estimé à fin 2020 est de 245 EQPT sur l’ensemble du Point à Point. Les escales corses avec moins 109 têtes sont les plus impactées.  Une gestion des mobilités sur la base du volontariat est engagée. Pour la Direction, «le mandat reste identique : mener une politique qui évite tout plan social et tout licenciement ».

 

Pour la CFDT, cette énième attrition ne fera qu’exacerber  les risques psychosociaux et  détériorera encore une fois les conditions de travail ! La suppression des postes  de CEP sur les escales de MRS, NCE et TLS augmentera la charge de travail des AMDE, puisque leur effectif restera constant. Une GPEC qui n’est pas adossée à de véritables orientations stratégiques ne peut pas être validée en l’état. En début d’année, M. Malka avait annoncé que le secteur à développer serait le « Provinces / Europe ». Pour cela, la seule compagnie susceptible de traiter ces nouvelles lignes serait Transavia. La CFDT a d’emblée demandé que cette option inclue le traitement au sol par du personnel Air France. Dans cette optique, pourquoi supprimer des postes aujourd’hui dont nous aurions besoin demain ?  La CFDT a, pour toutes ces raisons, voté CONTRE la GPEC présentée.

BILAN SOCIAL

La CFDT a une nouvelle fois dénoncé le malaise qui règne dans toutes les escales. Un des facteurs principaux est la démotivation des personnels due essentiellement au fait qu’aucune vision stratégique claire ne soit annoncée sur notre secteur.
Nous restons persuadés que seule une entreprise dont ses salariés sont impliqués et motivés, peut se développer et jouer à armes égales avec ses concurrents.
Nous en sommes malheureusement bien éloignés, la CFDT a voté CONTRE ce bilan social.  

Vos élus au CE Point à Point : Sophie Barondeau, Philippe Commien, Didier Guenon, Loïc Roméo

Prochain CE Point à Point : 21 Juin 2019