DECLARATION CFDT CE APAX DU 26 JUILLET 2018

 

Depuis le début de l’année, entre Brive et Paris, on compte déjà 186 retards et 63 annulations de vols dont 21 pour le seul mois de juin. « Les désordres constituent des préjudices inacceptables pour les passagers et l’économie du territoire » expliquent les représentants corréziens. Brive n’est pas la seule ville régionale à être touchée par les dysfonctionnements des vols opérés par HOP !

Toutes les capitales régionales desservies sont impactées. Le taux d’annulation pour certaines d’entre elles peut atteindre 30% alors que par contrat (Obligation de Service Publique), le seuil de tolérance est à 3% sous peine de pénalités ou de retrait de subventions.

Des élus de plusieurs villes, parmi eux, Frédéric Soulier, maire de Brive, Jean-Louis Nesti, président du syndicat mixte de l’aéroport Brive vallée de la Dordogne, le cantalien Jacques Mézard, dont la ville d’Aurillac souffre aussi de ces difficultés, et ce alors que les lignes sont subventionnées par l’Etat au titre de l’aménagement du territoire, viennent de demander audience aux ministres des transports et de la cohésion des territoires. Tous souhaitaient évoquer les nombreux problèmes rencontrés sur leur liaison aérienne avec Paris, assurée par Hop – Air France .Elisabeth Borne ministère des transports vient de taper du poing sur la table en convoquant les responsables de la compagnie car pour elle : « le compte n’y est pas, la situation doit être redressée rapidement ». Elle poursuit en demandant à ses services d’étudier : « toutes les mesures offertes par les contrats, qui vont des sanctions jusqu’à la relance de nouvelles obligations de service publique ».  La compagnie est sommée de rendre des comptes.

Trop c’est trop !

Alors que la CFDT a alerté à de nombreuses reprises en CE ou en CCE de la déliquescence des vols domestiques et des conditions de travail, la Direction pour se dédouaner évoquait le transfert des pilotes HOP ! et une flotte vieillissante. Mais quelles seront les raisons mises en avant, alors que les annulations se multiplient sur notre flotte Airbus pour cause technique ?

Les salariés eux, naviguent entre l’humiliation de voir leur direction convoquée par la ministre et soulagés car ils espèrent que des mesures seront prises pour retrouver leur dignité face aux passagers et enfin exercer correctement leur travail.

La CFDT demande :

  • Un moratoire sur les objectifs des réductions des coûts escale tant que la situation des lignes ne s’est pas améliorée.
  • La remise à plat des organisations de travail afin de redonner du sens aux métiers en escale
  • des actions fortes pour l’amélioration des conditions de travail des salariés.

Pour la CFDT  la bataille du court courrier, si elle est devait être perdue aura un impact sur toute la compagnie.

Il est encore temps de redresser la barre. A ce stade il n’est plus question de se satisfaire d’un prix de consolation qui ne pourra effacer l’état d’épuisement mental et physique des salariés, mais bien d’insuffler un projet permettant à tous de retrouver le chemin de la motivation et de la confiance des clients et des salariés.

♦ La présentation de l’économie des lignes et des escales à fin juin 2018

sur le court courrier n’est pas faite pour remonter le moral des troupes. Le déficit se creuse.

La Recettes Siège Kilomètre Offert (RSKO) s’érode particulièrement sur les transversales. Sur les navettes le bilan est stable au global, MRS et NCE tirent les chiffres vers le haut, alors que BOD subit l’impact LGV (-32 million d’euros) et que la recette de la navette au départ de TLS est en retrait.

  • Au départ de LYS la performance est bonne sur le début d’année « grâce » au report notamment des clients SNCF vers HOP ! +17 M€
  • Les autres transversales souffrent de l’accroissement des low cost.
  • La Baisse de 7% du nombre de sièges offerts, est compensée par l’augmentation du coefficient de remplissage qui s’améliore de 2.5 points.
  • Les affrètements sont un coût supplémentaire.

Concernant les coûts escale, malgré une baisse de 6% des effectifs comparés à 2017 et une augmentation des recettes annexes (excédents bagages etc…), les dépenses restent supérieures aux recettes.

Et … 8.3 millions d’euros de compensations aux clients ayant subis des IRG !

M. Malka a présenté le plan d’action concernant la maintenance, l’organisation et la production des bases PN HOP ! au Ministre des transports

Mais quelle est la proportion Hop / AF dans ces chiffres ? Quelle vision détaillée dudit plan d’action ?
Un NPS (Net Promotor Score / taux de recommandation) à 3, alors qu’il devrait être à 30 !
A force de manquer de plan stratégique, Air France met à mal sa filiale, l’image de marque du Groupe et les salariés AF du Point à Point qui subissent en bout de chaîne la  désaffection des clients.

Même si les chiffres demandés restent opaques, la Direction  reconnaît le cumul des difficultés  de cet été 2018  (IRG, tensions flotte et tensions PN HOP !, grève de la sous traitance de la galerie bagage à CDG…).

Quelques améliorations sont attendues : en raison des délestages, le mois d’août sera de fait moins dégradé.

En septembre et octobre de nouveaux affrètements sur les lignes LYS-BRU, ORY-Agen, ORY Castres et LIL-TLS, ainsi qu’une réserve chaude, devraient atténuer les irrégularités HOP.

Et quitte à augmenter la MOE, la Direction a donné pour mot d’ordre l’autorisation de CHS au maximum. Encore faut-il avoir un compteur positif. Elle accorde une sur-majoration de 25% des vacations supplémentaires, si elles dépassent le nombre de 3.

Cela suffira-t-il à reconquérir notre clientèle sur le court courrier ? Cela suffira-t-il à remotiver le personnel ?

  • Les grilles horaires des agents des servitudes et ROP-galerie au pôle avion d’Orly, ont recueilli un avis POUR de la CFDT, suivant ainsi l’avis du CHSCT.

Mobilité cadres :

Nouveaux chefs d’escale à MPL et BOD
Nouveaux RH à SXB et MRS

♦ Présentation des activités sociales et culturelles de notre CE :

Le programme été/automne présenté est bien alléchant,  malheureusement il ne concerne que les parisiens (Orly).

Une fois de plus, la CFDT revendique la mise en place du portefeuille individuel, comme il existe dans d’autres CE. Cette solution permettrait qu’aucun salarié, quelle que soit l’escale, ne soit lésé.  

 

Vos délégués élus au CE : Sophie Barondeau, Philippe Commien, Loïc Roméo
Le RS CE : Didier Guenon

Prochain CE le 31 août