Lettre de l’Administrateur Air France-KLM
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

8 janvier 2018

La Revue de Presse du lundi …


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Menaces de grève le 11 janvier à Air France

(source Déplacements Pros) 5 janvier – L’ensemble des syndicats de pilotes d’Air France a déposé jeudi un préavis de grève pour le 11 janvier. Le motif : « non-respect des prérogatives du commandant de bord en matière de sécurité des vols ». En filigrane se profile la possibilité pour un commandant de bord de choisir la composition de son équipage.

L’affaire est plutôt simple sur le papier. Le mardi 2 janvier, un commandant de bord s’aperçoit que le chef de cabine de son équipage est remplacé par un steward. Il refuse de décoller dans ces conditions, et la compagnie le remplace sur le vol. 

Dans le communiqué commun publié sur leur site, les trois syndicats de pilotes d’Air France – SNPL, Spaf et Alter – menacent leur direction d’appeler à la grève le 11 janvier s’ils n’obtiennent pas satisfaction. En remplaçant « contre son gré » ce commandant de bord, la direction « a choisi, de manière inédite, de piétiner cette règle fondamentale », qui confie « au commandant de bord exécutant un vol, la responsabilité de la mission ». Elle « bafoue les dispositions du Code des transports et du Code de l’aviation civile relatives aux prérogatives des commandants de bord », estiment les syndicats.

Les pilotes « ne sauraient accepter d’exercer leur métier sous la pression d’un management qui fait passer les questions de rentabilité loin devant la sécurité des passagers, des membres d’équipage et des aéronefs », soulignent les syndicats. Ils demandent aussi que soient modifiées des « dispositions litigieuses » du manuel d’exploitation d’Air France qui pourraient donner lieu à des « interprétations » concernant ces prérogatives. Si « aucune réponse satisfaisante » n’est apportée, les trois syndicats « appelleront les pilotes à cesser le travail » le 11 janvier.

Dans un communiqué publié ce vendredi 5 janvier, la compagnie Air France affirme qu’elle « s’assure en permanence que la composition des équipages soit réglementaire et conforme au manuel d’exploitation de la compagnie approuvé par la DGAC ». Elle souligne que les personnels « faisant fonction » de chef de cabine « ont tous reçu une formation, approuvée par l’Autorité, qui leur permet d’accomplir leur mission comme n’importe quel chef de cabine nommé » et remarque que « Ce dispositif est totalement conforme à la réglementation. Il est mis en œuvre dans des situations d’aléas d’exploitation exceptionnels, telles que l’absence pour maladie, afin d’éviter l’annulation d’un vol à chaud et les désagréments pour les clients ».

La direction d’Air France se tient à la disposition des syndicats de pilotes pour échanger et répondre aux questions sur cette situation.

Mon commentaire : Sur les vols court-courrier l’équipage commercial (PNC) est composé d’hôtesses, de stewards et d’un chef de cabine. Parfois, figurent parmi l’équipage des PNC qui ont suivi une formation spécifique leur permettant de remplacer au cours d’une rotation, le chef de cabine se trouvant dans l’incapacité d’assurer son service. Ils sont désignés par le terme de « faisant fonction » de chef de cabine.

Le remplacement d’un chef de cabine malade en cours de rotation par un PNC « faisant fonction » est très rare sur des vols court-courrier. En le refusant, le commandant de bord était dans son droit. Le commandant de bord de réserve qui a accepté le remplacement était aussi dans son droit. Y avait-il un risque pour la sécurité de ce vol ?

Depuis l’accident du RIO – Paris, il existe au sein d’Air France un lieu de rencontre entre les syndicats et la Direction, le FSSV (Forum Syndical de la Sécurité des Vols). Sa raison d’être est de permettre aux organisations syndicales de contribuer activement à la sécurité des vols, dans un esprit de coopération et d’expertise. Il s’est réuni ce matin, mais aucun syndicat de pilotes n’y a participé. Faute de sujet d’actualité ?

British Airways se renforce à Gatwick

(source L’Aérien) 4 janvier – Si le groupe IAG exclut pour le moment d’installer sa low-cost long-courrier LEVEL à l’aéroport de Londres-Gatwick, une autre filiale du groupe, British Airways, s’y développe. La compagnie aérienne britannique augmente de 15% le nombre de ses vols l’été prochain grâce à l’acquisition des créneaux horaires de Monarch Airlines qui a cessé ses opérations à l’automne.

(…) Le nombre de créneaux horaires acquis auprès des administrateurs de Monarch Airlines, et le montant de l’acquisition, n’ont pas été dévoilés par British Airways ou sa maison mère International Airlines Group (IAG). La presse britannique a parlé “d’au moins 50 millions de livres” (56,1 millions d’euros).

(…) Selon Alex Cruz, le directeur général de British Airways, le nombre de passagers transportés à Gatwick par la compagnie a augmenté de 40% en cinq ans, passant de 4,4 millions à 6,2 millions annuellement. “Nous avons également augmenté de plus de 50% le nombre de routes que nous desservons. En 2012, nous volions vers 48 destinations différentes, alors que nous en desservons 74 aujourd’hui. Cela souligne sans aucun doute notre engagement et notre volonté de développer notre activité à Gatwick”, ajoute le dirigeant de British Airways. (…)

> IAG a transporté davantage de passagers en 2017

(source AFP) 4 janvier –  (…) Quelque 104,8 millions de passagers, soit 4,1% de plus sur un an, ont pris des vols de l’une des quatre compagnies d’IAG – constitué de la britannique British Airways, de l’irlandaise Aer Lingus et des espagnoles Iberia et Vueling.

Plus de la moitié (56,2 millions) de ces passagers ont emprunté des vols intra-européens et près d’un quart (24,4 millions) des liaisons domestiques au sein du Royaume-Uni, de l’Espagne, de l’Irlande et de l’Italie.

Les autres clients ont pris des vols en Amérique du nord, destination vers laquelle British Airways et Aer Lingus sont actives et, à un degré moindre, vers les Antilles et l’Amerique du sud, où Iberia est présente.

Aer Lingus, acquise par IAG en 2015, a connu de loin la hausse la plus importante de ses passagers-kilomètres payants (+11,6%), un indicateur clé du secteur qui correspond au nombre total de kilomètres parcourus par l’ensemble des passagers payants.

Iberia (+7,6%) et la compagnie à bas coût Vueling (+3,8%) ont enregistré des hausses plus modérées de cet indicateur, British Airways, la plus grosse des quatre, fermant la marche (+1,5%). (…)

Mon commentaire : La progression d’IAG en 2017, +4,1% de passagers-kilomètres transportés, provient principalement d’Aer Lingus et d’Iberia. En 2018, British Airways augmentera son activité sur Gatwick, où elle bénéficiera de créneaux supplémentaires acquis à la suite de la faillite de Monarch Airlines.

Les chiffres d’Air France-KLM seront publiés mardi 9 janvier.

EasyJet a transporté 81,6 millions de passagers en 2017, un record

(source AFP) 5 janvier – La compagnie aérienne britannique à bas coûts EasyJet a annoncé (…) avoir transporté 81,6 millions de passagers en 2017, soit un nouveau record et une hausse de 9,6% par rapport à l’année précédente. (…)

EasyJet a bénéficié d’un taux de remplissage de ses avions en amélioration, à 93% fin décembre, contre 91,5% un an plus tôt, selon un communiqué. Il a dans le même temps augmenté ses capacités de 7,8%.
La compagnie compte poursuivre sur sa lancée en 2018 et prévoit de transporter environ 90 millions de passagers, ce qui constituerait un nouveau record.

Elle va s’appuyer en particulier sur le rachat validé en décembre de certains actifs de la compagnie insolvable Air Berlin, avec 25 Airbus A320 sur l’aéroport berlinois de Tegel, ainsi que les liaisons court-courrier correspondantes.

EasyJet va par ailleurs augmenter sa capacité de 7% en France, où elle est la deuxième compagnie derrière Air France, avec 15 nouvelles destinations. (…)

EasyJet s’est également activée pour se préparer au Brexit, prévu en mars 2019 (…). Basée à Luton dans le nord de Londres, EasyJet a annoncé en juillet la création d’une nouvelle compagnie, EasyJet Europe, qui sera installée à Vienne et permettra à l’entreprise britannique de continuer de voler sans entrave dans l’Union européenne quelle que soit l’issue des négociations entre Londres et Bruxelles.

Mon commentaire : EasyJet progresse de plus de 9% en 2017. La compagnie britannique envisage une performance semblable en 2018. Une aspiration raisonnable pour une compagnie déjà forte de 220 appareils auxquels s’ajouteront les vingt cinq A320 d’Air Berlin.

Ryanair : pas de hausse record en 2017

(source Déplacements Pro) 7 janvier – Ryanair a transporté 129 millions de clients en 2017. Cela représente une hausse de 10% par rapport à l’année précédente. Sur le mois de décembre, la compagnie à bas coût irlandaise a vu son trafic passagers grimper de 3% pour atteindre 9,3 millions de personnes. Le taux de remplissage a progressé pour sa part d’un point à 95%.

Si ces performances sont tout à fait honorables et supérieures à bien d’autres transporteurs, elles semblent toutefois modestes par rapport aux chiffres de 2016. Cette année-là, la compagnie affichait une croissance annuelle de +15% et de +20% pour le mois de décembre. Ryanair – habituée des hausses records – n’a pas renouvelé l’exploit en 2017 en raison principalement de l’annulation de milliers de vols

Mon commentaire : Si la progression des résultats de Ryanair en 2017 est plus modeste qu’en 2016, elle reste à un niveau très enviable. On suivra en 2018 l’évolution des rapports au sein de la low-cost irlandaise entre son bouillant PDG et le syndicat de pilotes qu’il a récemment reconnu.

Ryanair : le titre en hausse après une demande de licence AOC

(source Cercle Finance) 3 janvier – Les conséquences aéronautiques du vote du ‘Brexit’ demeurant floues, Ryanair préfère parer à toute éventualité…

(…) Un porte-parole de la compagnie aérienne lowcost a en effet indiqué que cette dernière cherche à obtenir une licence ‘AOC’ (‘Air Operator’s Certificate) outre-Manche, dans l’hypothèse d’un Brexit ‘dur’, a rapporté Skynews.

Une demande a été déposée en ce sens le 21 décembre dernier auprès de la CAA, l’autorité britannique de l’aviation civile, afin de pouvoir pérenniser 3 liaisons aériennes après le ‘Brexit’, lequel doit entrer en vigueur fin mars 2019. Ces lignes représentent moins de 2% des revenus globaux de Ryanair.

Mon commentaire : Ryanair n’est pas la seule compagnie aérienne à anticiper les conséquences du Brexit. La low-cost hongroise Wizz Air a demandé un Certificat de Transporteur Aérien britannique en octobre dernier. EasyJet a constitué une filiale autrichienne, easyJet Europe, pour s’assurer de pouvoir maintenir ses opérations en Europe après le Brexit.

2017, année la plus sûre pour le transport aérien

(source Le Journal de l’Aviation) 2 janvier – L’année 2017 a été la plus sûre pour le transport aérien mondial depuis 1946 et l’établissement de statistiques sur les accidents d’avions, ont indiqué deux agences spécialisées dans ce type de catastrophes dans leurs rapports publiés lundi.

Avec un total de dix accidents impliquant des avions de transport de passagers, qui ont fait 44 morts, 2017 « est l’année la plus sûre de tous les temps tant par le nombre d’accidents qu’en termes de victimes », indique l’ASN sur son site, rappelant qu’en 2016 il y avait eu un total de 16 accidents pour 303 victimes. (…)

Aviation Safety Network fait partie de la Flight Safety Foundation (Fondation pour la sécurité du transport aérien), une association à but non lucratif qui depuis 1947 œuvre à l’amélioration de la sécurité du transport aérien.

Les statistiques de l’ASN publiées lundi ne concernent toutefois que les appareils commerciaux civils de transport de passagers et de fret homologués pour transporter au moins 14 passagers ou plus. L’accident du 7 juin dernier impliquant un avion de transport militaire de l’armée birmane qui a fait 122 morts n’est ainsi pas inclus dans ces statistiques.

L’avion reste donc le moyen de transport le plus sûr (…).

Cinq des accidents recensés concernaient des avions de transport de fret et cinq des avions de transport de passagers. (…)

Si l’ensemble des accidents incluant les appareils militaires et les vols non commerciaux sont pris en compte, le nombre de victimes grimpe à 230 avec un total de 24 accidents, (…) ce qui en fait toujours l’année la plus sûre dans l’histoire de l’aviation, selon ASN. (…)

Mon commentaire : La sécurité des vols est la première préoccupation des compagnies aériennes. 2017 a été une année exceptionnelle sur ce point. Je souhaite que nous puissions faire le même constat en 2018.

> L’Airbus A321neo ACF est fin prêt

(source Journal de l’Aviation) 5 janvier – Le monocouloir le plus capacitaire de la famille A320neo d’Airbus évolue déjà. Moins de deux ans après le vol inaugural de l’A321neo, le premier exemplaire d’une nouvelle version de l’appareil baptisée ACF (Airbus Cabin Flex) vient d’effectuer son roll-out à Hambourg Finkenwerder. (…) Les premiers essais en vol sont programmés pour le mois prochain, avec une première livraison attendue mi-2018.

Cette nouvelle configuration, aujourd’hui optionnelle mais qui deviendra standard à partir de 2020, permet d’optimiser la cabine de l’A321neo grâce à la modification et au déplacement des différentes portes intermédiaires situées le long du fuselage. (…)

C’est grâce à la configuration ACF que l’A321neo pourra voir sa capacité maximale portée à 240 sièges, en respectant la réglementation relative à la limitation du nombre de passagers par issue de secours. L’A321neo ACF permettra ainsi d’afficher un gain en consommation carburant de l’ordre de 6% par passager par rapport à une configuration standard monoclasse de 220 sièges. En configuration très dense, la capacité maximale de l’A321neo atteint aussi pour la première fois celle du Boeing 757-200.

La configuration ACF de l’A321neo sera par ailleurs la base de l’A321LR, la future version à long rayon d’action de l’appareil (4000 nautiques – 7400km) attendue à partir de l’année prochaine. L’appareil qui vient de sortir d’usine aujourd’hui à Hambourg arbore d’ailleurs une livrée spéciale vantant ses capacités transatlantiques.

La configuration Cabin Flex de l’A321neo vient répondre à deux objectifs : d’une part à un besoin en confort accru pour les passagers voyageant en classe à haute contribution – d’ailleurs directement lié à l’augmentation du rayon d’action de l’appareil – et d’autre part à la tendance générale des compagnies aériennes à vouloir densifier leur classe économique, par exemple pour les transporteurs low-cost. (…)

Airbus a ainsi identifié différents aménagements types utilisant la configuration ACF. Le premier est un aménagement spacieux de 165 sièges avec une classe affaires équipée de flat bed à l’avant et d’une cabine économique disposant de rangées plus espacées au centre (…), particulièrement tournée vers le long courrier (…). Le deuxième aménagement est plus classique avec une cabine biclasse de 195 sièges. (…) Enfin (…) l’aménagement monoclasse à 240 sièges (…) qui nécessite des sièges de type slim seats espacés au pas de 28 pouces, est rendu possible par le réaménagement des cuisines à l’arrière (galley space-flex) et par l’adoption de monuments réduits comme les toilettes Smart-Lav. (…)

Mon commentaire : L’A321neo version ACF (Airbus Cabin Flex) a effectué son roll-out (en français : il est sorti du hangar). Sa principale caractéristique est de pouvoir placer les différentes portes en fonction des choix d’aménagement intérieur.

L’ACF sera déclinée dans le futur A321LR (Long Range = long rayon d’action, plus de 7000 km). Cela en fera un outil redoutable pour les compagnies, low-cost ou traditionnelles, qui mettront en place des liaisons long-courrier entre les villes dites secondaires, de part et d’autre de l’Atlantique.

Pourquoi la privatisation d’Aéroports de Paris est une fausse bonne idée

(source Challenges) 4 janvier – Le gouvernement envisage de privatiser Aéroports de Paris (ADP) qui possède et exploite les principaux aéroports de la région parisienne, dont Roissy Charles de Gaulle (CDG), Orly et Le Bourget. L’Etat possède actuellement 50,6 % des parts d’ADP. La somme dégagée par cette vente (en août sa participation était valorisée à 7,3 milliards d’euros) servirait à abonder un nouveau fonds consacré à l’innovation. (…) Mais cette opération de cession pourrait se révéler être une assez mauvaise affaire pour l’Etat, Air France et mêmes pour les passagers. Analyse de François Ecalle, spécialiste des finances publiques.

Challenges : Aéroports de Paris est-elle une entreprise rentable pour l’Etat ?

François Ecalle : C’est une des entreprises publiques dont la situation financière est la meilleure. En 2016, le chiffre d’affaires du groupe ADP s’est élevé à 2,9 milliards d’euros, son résultat net à 435 millions d’euros. (…) Les dividendes versés en 2016 par ADP sur ses résultats de 2015 se sont élevés à 258 millions d’euros, dont la moitié pour l’Etat. (…) Le résultat d’ADP et donc ses dividendes pourraient beaucoup augmenter à l’avenir: ADP envisage une augmentation significative de son trafic aérien (+1,7 à 2,2% à l’horizon de 2020).

Surtout, les activités immobilières et de location ou gestion de commerces et services ont un fort potentiel de développement. Jusqu’à il y a une dizaine d’années, ADP se préoccupait beaucoup plus de la qualité architecturale des terminaux que de leur optimisation commerciale. Il prévoit maintenant que le chiffre d’affaires des services et commerces passera de 18 à 23€ par passager de 2016 à 2020. ADP dispose en outre de 360 hectares de réserves foncières dédiées à ses activités immobilières.

Vous affirmez que les intérêts financiers de l’Etat sont contradictoires à ceux d’Air France et des passagers d’ADP. Pourquoi ?

Pour que l’Etat puisse vendre ADP à un très bon prix, il faut qu’il puisse faire espérer au futur acquéreur privé des résultats en croissance. Or pour ça, il faudrait que l’Etat dérégule les redevances aéroportuaires qu’il fixe aux compagnies aériennes et aux passagers. Et si l’Etat acceptait de monter ces taxes, la compagnie nationale Air France pourrait en souffrir. Quasiment tout son trafic passe par les aéroports parisiens ! Finalement l’Etat est dans une situation compliquée. Soit il continue à réguler l’augmentation des redevances, et il risque de faire une mauvaise opération et vendre à prix bas, soit il lâche du lest mais ce sont les passagers et Air France qui risquent de souffrir. 

Quels sont les scénarios envisageables pour la cession d’ADP ?

En théorie, l’Etat devrait commencer par fixer l’évolution des prix d’ADP, ainsi que des objectifs de qualité de service sur une durée infinie, puis procéder à un appel d’offres et retenir le candidat qui propose d’acheter ses actions au meilleur prix. Comme l’hypothèse d’un cahier des charges sur une durée infinie est absurde, il faudrait donc que ces aéroports fassent l’objet d’une concession. Dans ces conditions, il est à craindre que le futur exploitant des aéroports de Paris dégrade la qualité de services sans être pénalisé ou profite des nouveaux besoins de l’Etat pour obtenir un relèvement des prix (NDLR : à l’instar des sociétés d’autoroute)

Pour limiter ces risques, la durée de la concession devrait être courte, mais la construction d’installations aéroportuaires prend de nombreuses années et le concessionnaire doit ensuite pouvoir les rentabiliser sur une longue période, ce qui milite au contraire pour une concession de longue durée. Finalement, il sera très difficile en pratique de définir une procédure de privatisation et un cahier des charges du futur exploitant des aéroports de Paris qui assurent à l’Etat une recette suffisante sans pénaliser les clients de ces aéroports. Il existe certes de grands aéroports privés en Europe, contrairement aux Etats-Unis, mais il n’est pas certain que leur privatisation ait permis aux Etats concernés de réaliser une bonne opération financière tout en garantissant des prix bas et une qualité élevée à leurs clients.

Mon commentaire : L’éventuelle privatisation des aéroports parisiens est un risque pour Air France, mais aussi pour le développement d’ADP. Une augmentation des taxes et redevances après privatisation pourrait conduire le Groupe Air France-KLM à privilégier davantage sa filiale néerlandaise. Elle pourrait également inciter Air France à développer des vols directs entre les villes de province et des destinations accessibles avec des avions comme le A321LR.

La Presse Boursière…

Fin de la revue de presse

   Spécial Election 2018 : je suis candidat  

Élection du représentant des salariés et anciens salariés actionnaires PS/PNC d’Air France-KLM

Le processus électoral pour désigner les deux prochains représentants des salariés et anciens salariés actionnaires d’Air France-KLM, un pour les pilotes et un pour les personnels sol et PNC, a démarré avec la réception du matériel de votevendredi 5 janvier.

Je suis candidatVous pourrez trouver ma profession de foi sur le site navigaction

Qui peut voter ? Les salariés (et anciens salariés) actionnaires qui détiennent en direct des actions Air France KLM issues des opérations ORS ou ESA, gérées au nominatif par la Société Générale, ou des parts dans un ou plusieurs Fonds Communs de Placement spécifiques au groupe Air France (Concorde, Majoractions, Aeropelican). Chacun votera dans le collège auquel il appartient (Pilote ou PS/PNC).

Vous pourrez voter par Internet à partir du vendredi 12 janvier 2018 17h00. L’adresse du site de vote en ligne est : electionsarsa2018.alphavote-avex.com

Si vous êtes concerné et n’avez pas reçu de courrier comportant vos codes de vote, vous pouvez contacter le support au 0800 10 12 30 (24h/24 et 7j/7) pour demander qu’un réassort d’identifiants vous soit adressé.

J’espère avoir répondu à vos attentes en tant que représentant des salariés et anciens salariés actionnaires et je compte à nouveau sur votre soutien.

Mon commentaire sur l’évolution du cours de l’action Air France-KLM

L’action Air France-KLM est à 14,30 euros en clôture lundi 8 janvier, en progression de 5% depuis son dernier cours de 2017 (13,58 euros).

La moyenne des objectifs de cours (le consensus) des analystes pour l’action AF-KLM est à 14,91 euros, proche de son cours actuel.

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) est à 68$.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute information ou réflexion me permettant de mieux conduire ma fonction d’administrateur du groupe Air France-KLM.

Vous pouvez me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l’actionnariat salarié…

A bientôt.

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| François Robardet

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

Lettre rédigée avec la collaboration de Christian Magne

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