Lettre de l’Administrateur Air France-KLM
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

3 septembre 2018

Baptême du feu imminent pour le DG d’Air France

(source Libération) 30 août – L’intersyndicale, réunie jeudi, a annoncé un «fort durcissement» du rapport de force avec les dirigeants de la compagnie aérienne. En cause, les revendications salariales non entendues depuis le départ en mai de l’ancien patron Jean-Marc Janaillac.

«Cette fois-ci on est dans le dur, et ça va être sérieux.» Cette réflexion d’un pilote d’Air France au cuir tanné par des années de syndicalisme en dit long sur le climat social plutôt orageux de la compagnie en cette fin du mois d’août. (…) Après une fin d’hiver et un printemps émaillés par dix-neuf jours de grèves et la démission non attendue du PDG Jean-Marc Janaillac, Air France rempile pour un des plus durs conflits sociaux de son histoire. Les arrêts de travail ont déjà coûté 335 millions d’euros de manque à gagner et rien ne laisse entrevoir, à ce jour, une fin de crise. De nouveaux arrêts pourraient sérieusement plomber l’avenir de la compagnie nationale en la faisant sortir des opérateurs de premier rang.

Au fil des ans, le transport aérien est devenu de plus en plus concurrentiel et les voyageurs n’ont que l’embarras du choix pour aller à New York ou Shanghai. Représentante des salariés au conseil d’administration et pilote de Boeing 777, Véronique Damon est aux premières loges pour constater le blocage qui met Air France en péril : «Nous sommes face à deux points de vue difficiles à concilier. La direction ne veut pas voir les problèmes sociaux et les organisations syndicales ne peuvent être audibles que par le conflit

En interrogeant les deux parties, Libération a pu constater ce hiatus. (…) «Cela fait six mois que ça dure, les syndicats ont commencé à réclamer 6 % d’augmentation, puis 5,1 %, alors qu’en France, la masse salariale des entreprises a dû progresser de seulement 1 % cette année», renchérit un membre de la direction générale. De son côté, le président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Philippe Evain, est tout aussi remonté : «La situation est ubuesque, le conseil d’administration d’Air France-KLM décide des émoluments du nouveau directeur général, mais avec les salariés, rien ne se passe alors que l’entreprise réalise des bénéfices depuis quatre ans pendant que nos salaires sont bloqués.»

Chose rare chez Air France, alors que les discussions sont officiellement rompues, aucun contact officieux n’est organisé, préliminaire habituel à la reprise des négociations. Traditionnellement, même dans les moments de pire fâcherie direction-syndicat, les belligérants ont pour coutume de se retrouver dans un bistrot pour maintenir le contact et préparer la suite.

Si pour l’heure le mot «grève» n’a pas encore été prononcé, ce serait pour certains salariés une question de jours. «En fait, explique l’un d’eux, les pilotes attendent le 4 ou le 5 septembre car c’est au début de chaque mois que leur sont communiqués les plannings de vol. A ce moment-là, il suffit de regarder sur quelles dates sont programmés les plus enclins à faire grève, pour décider à quel moment elle aura lieu, de manière à perturber au maximum le programme de vols.» Si les avions aux dérives bleu-blanc-rouge restent de nouveau cloués au sol, les passagers se détourneront-ils durablement de la compagnie pour lui préférer Easyjet en Europe, American Airlines ou Emirates sur les destinations plus lointaines ?(..) Le député LREM Jean-Baptiste Djebbari, pilote de profession, est, (…) inquiet : «Le président du [SNPL] est dans une logique de rapport de force. Une nouvelle grève serait toxique pour l’avenir d’Air France.» Le mois de septembre sera de toute évidence crucial. (…)

Deux scénarios semblent se dessiner. Le plus défavorable passerait par un blocage persistant des discussions sur les augmentations de salaires qui se traduirait par des arrêts de travail à répétition au moment où se font les réservations pour la saison d’hiver et les vacances de fin d’année. Combinée à la hausse du prix du kérosène, cette spirale pourrait faire renouer Air France avec les pertes. En 2017, le groupe Air France-KLM a réalisé un bénéfice d’exploitation de 1,5 milliard d’euros. Néanmoins, il demeure beaucoup plus faible que celui de ses concurrents directs, Lufthansa et British Airways. Dans cette hypothèse, un des alliés d’Air France figure idéalement en embuscade pour prendre le pouvoir. La compagnie américaine Delta possède déjà 8,8 % du capital d’Air France-KLM et elle pourrait être tentée d’augmenter sa participation et de s’offrir ainsi une tête de pont en Europe. Une mésaventure similaire est arrivée à Alitalia à Rome et à Iberia à Madrid, passées respectivement sous le contrôle d’Etihad (Abou Dhabi) et British Airways.

Une autre issue reste envisageable. Le nouveau DG d’Air France-KLM, nommé le 16 août, s’est illustré par des accords sociaux de longue haleine avec les personnels d’Air Canada, son ex-employeur. «Il pourrait être tenté de proposer aux syndicats d’Air France une augmentation de salaires étalée sur dix ans et à condition que les bénéfices soient au rendez-vous, comme il l’a fait au Canada», estime un membre du CA. Vérité d’un côté de l’Atlantique…

Mon commentaire : Depuis huit jours l’intersyndicale d’Air France entretient l’incertitude sur la suite de son mouvement, annonçant un « durcissement » du rapport de force, certains de ses membres appelant à la grève, sans préciser de date. Elle se donne jusqu’au 7 septembre pour décider de ses actions.

Pourtant, hier sur Europe1, le patron de cette intersyndicale (et président du SNPL) a amorcé un recul : »Nous attendons son arrivée [de Benjamin Smith]. (…) Je ne pense pas qu’il y aura de conflit avant la fin du mois ».

L’effet de ces menaces de grève est catastrophique, en premier lieu pour pour nos clients qui ne savent pas s’ils pourront voyager sereinement sur nos lignes dans les prochaines semaines. Il l’est aussi pour les personnels qui au quotidien tentent de rassurer nos futurs passagers.

Air France KLM : Le gouvernement dresse le portrait d’un patron pour Air France

(source Reuters) 31 août – – Air France doit avoir un patron à la fois attentif au contexte social de la compagnie française et capable de la ramener dans la course face à ses concurrentes internationales, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
Air France-KLM, maison-mère de la compagnie française, a nommé le 16 août Benjamin Smith, numéro deux d’Air Canada, au poste de directeur général en annonçant son arrivée « au plus tard » le 30 septembre.

Une source proche du dossier a dit à Reuters la semaine dernière que Franck Terner pourrait être remplacé à la direction générale d’Air France, son éventuel successeur étant destiné à devenir le principal interlocuteur des syndicats, qui ont déjà mené cette année 15 jours de grèves sur les salaires.

« Air France doit pouvoir demain rivaliser avec de grandes compagnies internationales et faire face à la concurrence, c’est ça au fond le portrait de celui ou de celle qui aura vocation à prendre cette direction », a dit Benjamin Griveaux en réponse à une question sur le profil recherché pour le futur patron d’Air France.

« Une écoute attentive au contexte social d’une entreprise dont on connaît l’identité particulière mais aussi une stratégie pour lui permettre de répondre à la concurrence croissante sur un secteur aérien en pleine croissance », a-t-il précisé lors du compte rendu du conseil des ministres.

« Tout bon dirigeant d’un groupe, quel que soit le groupe, doit avoir à cœur le bien-être des salariés, doit entendre les revendications qui sont celles des salariés, exprimées parfois par des partenaires sociaux qui les représentent, et en même temps proposer une stratégie gagnante pour une entreprise qui est dans un secteur en croissance mais un secteur extrêmement concurrentiel« , a-t-il ajouté. (…)

Mon commentaire : La première mission confiée à Benjamin Smith dès son arrivée, fin septembre, sera de mettre en place à Air France une nouvelle organisation.

Pour être efficace, la nouvelle démarche devrait concerner l’ensemble des salariés du Groupe Air France tous corps de métiers confondus, filiales comprises. Cela nécessitera un profond changement de mentalité des partenaires sociaux au sein d’Air France, habitués depuis des décennies à considérer la maison-mère sans tenir compte de ses filiales, pourtant essentielles au développement du Groupe Air France.

La compagnie aérienne Hop va supprimer et…recréer des emplois à Nantes

(source France Bleu Loire Océan) 31 août – La compagnie aérienne Hop devrait présenter un plan de sauvegarde de l’emploi qui va concerner 110 salariés dans toute la France selon les informations présentées jeudi en comité d’entreprise (…). Le site de Nantes devrait être relativement épargné.

(…) Parmi ces 110 postes, 35 seront relocalisés et 75 devraient faire l’objet d’un PSE, un plan de sauvegarde de l’emploi.

L’entreprise va procéder à une réorganisation des services administratifs, elle va fermer son site de Rungis en région parisienne et relocaliser une partie du personnel à Nantes et à Clermont-Ferrand. Sur la base de Nantes qui compte à ce jour 180 salariés et où va être transférée la gouvernance de la compagnie, 26 postes seront supprimés et 28 recréés dans la foulée mais il ne s’agira pas des mêmes métiers explique le représentant local de la CFDT de Hop Etienne Guénat. Un nouveau comité d’entreprise aura lieu le 12 septembre.(…)

Mon commentaire : La situation de HOP! est toujours délicate. La fusion des trois compagnies Regional, Brit Air et Airlinair, décidée en 2015 par Lionel Guérin, se révèle plus difficile et plus longue à réaliser que prévu. Sa flotte trop disparate doit être repensée et son développement est entravé par des accords de périmètre négociés au sein d’Air France.

KLM : pas d’Airbus A350 avant 2021

(source Air Journal) 28 août – La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines a repoussé d’un an l’arrivée dans sa flotte des sept Airbus A350-900attendus, et opèrera donc ses Boeing 747 un peu plus longtemps.

Sur la commande de 25 A350-900 fermes et autant en option annoncée en juin 2013 par Air France-KLM, sept sont destinés à la compagnie nationale néerlandaise. Mais après un premier report annoncé en janvier 2017 pour l’année 2020 (un an près Air France donc),  KLM a de nouveau repoussé leur entrée en service, cette fois à 2021 au plus tôt. Un porte-parole a confirmé l’information au blog néerlandais Up in the Sky, la conséquence pour la flotte étant que les douze Boeing 747 resteront en service un an de plus que prévu ; « le développement de la flotte est un processus dynamique », a-t-il déclaré. Au deuxième trimestre de cette année, KLM a déjà remplacé trois 747-Combi par autant de 787-9 Dreamliner.

Les livraisons d’A350-900 à KLM devraient désormais s’étaler entre 2021 et 2023. Les listings d’Airbus indiquent toujours sept A350-900 pour KLM, ainsi que 21 pour Air France ; dans ce dernier cas, ils entreront en service d’abord chez la filiale à coûts réduits Joon, a priori pour la saison hivernale 2019-2020.

Mon commentaire : L’arrivée d’un nouveau type avion est une décision engageante pour une compagnie aérienne. Elle doit notamment former des pilotes et des personnels de cabine à ce nouvel avion, revoir les règles de carrière des pilotes, s’assurer qu’elle pourra dès le début de son exploitation en assurer la maintenance.

KLM envisage d’intégrer des Airbus A350. Sa décision est d’autant plus importante que sa flotte est principalement composée de Boeing :

53 B747, B777 et B787 en long-courrier
89 B737 pour le moyen-courrier, Transavia Pays-Bas compris,
42 Embraer pour la flotte régionale
et seulement 13 Airbus A330 en long-courrier.

Cette homogénéité de sa flotte moyen et long-courrier est une des clefs des bons résultats de KLM. C’est aussi une formule qui a fait le succès des compagnies low-cost. 

Norwegian Air Argentina commence ses vols intérieurs en Argentine

(source Air Journal) 26 août – Bjørn Kjos,  président de la compagnie aérienne à bas prix Norwegian a confirmé qu’à partir de septembre, il vendra des billets pour des vols domestiques en Argentine commençant à partir du 16 octobre par deux vols quotidiens entre Cordoba et Buenos Aires. En outre, une autre liaison quotidienne reliera Buenos Aires à Mendoza. Les vols seront opérés en Boeing 737, quatre exemplaires devant être basés en Argentine d’ici la fin de l’année.

Depuis février, la compagnie a déjà volé entre Buenos Aires et Londres à raison de trois rotations par semaine en Boeing 787-9 Dreamliner et elle ambitionne de les étendre à un vol hebdomadaire à partir de décembre.

(…) À la fin de l’année dernière, le ministère des Transports argentins lui a accordé l’autorisation d’exploiter 152 lignes en Argentine: 80 lignes intérieures et 72 en connexion avec l’international, dont 15 sont reliées à Cordoba.

Mon commentaire : Le transport aérien est par essence une activité saisonnière. Les passagers loisirs, qui constituent l’essentiel de la clientèle de Norwegian, privilégient les séjours au soleil, plutôt dans l’hémisphère nord en été, dans l’hémisphère sud en hiver.

Les efforts déployés par cette compagnie low-cost en Amérique latine ont pour but d’accroître l’efficacité de la flotte grâce à la gestion des saisons. Elle cherche à utiliser une partie de sa flotte tantôt d’un côté du monde, tantôt de l’autre.

L’Argentine a été un premier pas pour la low-cost norvégienne. Elle a tiré profit de la libéralisation des transports intérieurs. Aujourd’hui, 8 compagnies aériennes sont en concurrence pour le marché intérieur argentin, alors qu’il n’y en a que quatre au Brésil, où la règlementation reste une contrainte pour les compagnies aériennes étrangères

Chine : les bénéfices piquent du nez dans l’aérien au 1er semestre

(source AFP) 31 août – Les principales compagnies aériennes chinoises ont vu leurs bénéfices chuter durant la première moitié de 2018, l’essor du nombre de passagers n’arrivant pas à compenser l’envolée des prix du kérosène et la faiblesse du yuan.

China Eastern Airlines a dégagé un bénéfice net de 290 millions d’euros sur le premier semestre, soit un plongeon de 47,50% par rapport à la même période de l’année passée (…).

China Southern Airlines – première compagnie en Asie par l’importance de sa flotte – avait annoncé plus tôt cette semaine une chute de son bénéfice net de 24%, à 260 millions d’euros.

L’entreprise a cependant annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 12%, à 8,5 milliards d’euros. Une croissance au diapason de celle du nombre de passagers, dopée par l’essor de la classe moyenne et le développement du tourisme.

Air China, compagnie emblématique du transport aérien en Chine, a fait état d’une baisse moins prononcée de son bénéfice net (-4,05%), à 440 millions d’euros. Pour autant, Air China a noté dans son rapport d’activité que la croissance rapide des capacités de transport avait progressé à un rythme plus lent que celle de la demande.

La Chine est le deuxième marché aéronautique mondial et pourrait dépasser les Etats-Unis dans les années à venir.

L’an dernier, American Airlines a pris une participation de 200 millions de dollars dans China Southern, avec l’objectif que les deux groupes entament une coopération renforcée sur les vols transpacifiques. Une manière pour la compagnie chinoise de muscler son profil à l’étranger et pour l’américaine de profiter de la croissance du trafic aérien du géant asiatique.

Inde : des compagnies paradoxalement en difficulté

(source l’Écho touristique) 31 août – Les transporteurs mondiaux ont afflué en Inde, attirés par le boom des voyages intérieurs, et ce qui devrait devenir le troisième marché aérien mondial d’ici 2025. Pourtant, l’Inde s’est révélée être un terrain de jeu très concurrentiel, où les profits sont rares et l’espérance de vie des compagnies aériennes plus faible.

Jet Airways India Ltd. vient de communiquer le compte-rendu de son conseil d’administration. Un document intitulé « Jet Airways envisage une levée de fonds et accélère sa stratégie de redressement ». Effectivement la compagnie indienne, l’un des premiers transporteurs à s’être lancé après l’ouverture du marché au début des années 90, a besoin de liquidités pour répondre à ses besoins. (…)

Il s’agit là du dernier signe des difficultés du secteur aérien indien en proie à une guerre tarifaire qui a rendu la vie difficile aux transporteurs étrangers, que ce soit le groupe malaisien AirAsia Group ou Singapore Airlines. Et la concurrence devrait s’intensifier si Qatar Airways donne suite à sa proposition de créer une compagnie aérienne court-courrier dans le pays.

(…) Il faut savoir que les transporteurs indiens paient les plus hauts prix du carburéacteur au monde, à cause des taxes locales allant jusqu’à 30%Mais la véritable cause a été une guerre tarifaire prolongée qui a tellement réduit les prix des billets qu’ils peuvent difficilement couvrir les coûts. Alors que l’Inde a connu 46 mois consécutifs de croissance passager à deux chiffres, le marché reste difficile pour les compagnies aériennes. Depuis le milieu des années 2000, des transporteurs à bas coûts comme IndiGo et SpiceJet Ltd. ont été obligés d’offrir des réductions aux passagers à la recherche d’une bonne affaire. (…)

Air India, le transporteur d’État, survit seulement aux renflouements, mais aucun soumissionnaire n’a manifesté d’intérêt alors que le gouvernement souhaite céder une partie de ses actifs cette année. AirAsia, entré en 2014 avec un vœu de rentabilité en quatre mois, est encore loin d’atteindre son objectif. Vistara, la joint-venture entre Singapore Airlines et le groupe Tata qui a débuté en 2015, n’a pas encore réalisé de bénéfices. SpiceJet était en difficulté cette même année.

Cependant, tous les transporteurs indiens ne perdent pas d’argent. IndiGo, qui a démarré en 2006 en mettant l’accent sur la ponctualité et les billets à bas prix, a réussi à limiter les coûts. Elle n’a jamais perdu d’argent depuis son lancement en 2015. Sa flotte d’avions est également plus récente et plus économique que de nombreux concurrents.

Mon commentaire : Si la situation du transport aérien en Chine est tendue (lire l’article précédent), elle est encore plus préoccupante en Inde. Depuis une dizaine d’années les compagnies aériennes ont évoluée dans un marché très difficile. Mais, il faut être présent dans ce grand pays très peuplé.

Dans quelques années les trois plus gros marchés seront les États Unis, la Chine et l’Inde. C’est pourquoi Air France-KLM y développe des joint-venture qui donnent une assise au groupe. En cela elle est en avance sur les autres alliances.

Pourquoi certaines compagnies aériennes ont-elles rallongé leurs trajets ?

(source Le Figaro) 28 août – Vous avez peut-être remarqué que certains trajets en avion sont plus longs qu’avant. Du moins, que les horaires de vol affichés sur votre billet d’avion ne correspondent pas toujours au temps de trajet effectif. Pour en avoir le cœur net, une association de consommateurs britanniques, Which?, a passé au crible 125 vols proposés par quatre compagnies (Ryanair, Virgin Atlantic, Easyjet et British Airways) et comparé les temps de trajet indiqués sur les billets d’avion en 2009 à ceux de 2017. Résultat: sur 76 d’entre eux, la durée du vol – si l’on se fie aux horaires affichés – s’est en effet allongée de plusieurs dizaines de minutes.

(…) Les compagnies aériennes «bricolent» régulièrement les horaires de vol prévus pour se donner une marge de manœuvre, explique Keith Mason, professeur de gestion des transports aériens à l’université de Cranfield, cité par Which?. Cela permet notamment aux compagnies aériennes d’améliorer leur ponctualité. «En effet les compagnies vont proposer des temps de vol qui peuvent permettre de tenir la ponctualité compte tenu des aléas possibles, notamment la saturation des infrastructures», confirme auprès du Figaro Didier Bréchemier, spécialiste du transport aérien au cabinet Roland Berger.

L’allongement du planning des vols s’explique aussi par «la saturation du ciel qui accentue l’augmentation des temps de roulage» (le temps où l’avion arrive et repart), ajoute Didier Bréchemier. Entre 2011 et 2016, le trafic aérien européen a en effet augmenté de 30%. Résultat, un vol sur cinq subit un retard supérieur à 20 minutes. (…)

Mais cet allongement des temps de trajet ne garantit pas pour autant un meilleur respect des horaires prévus. L’an dernier, Ryanair affichait un taux de ponctualité de 86%, Easyjet de 79%, British Airways de 77% et Virgin Atlantic de 82%, selon le classement réalisé par la plateforme AirHelp, dévoilé par le Figaro. En tout cas, cette méthode permet de réduire les compensations auxquelles peuvent prétendre les passagers (jusqu’à 600 euros pour un retard supérieur à trois heures). Un bénéfice qui ne peut être négligeable, pour des compagnies en recherche d’un maximum d’économies sur un marché hautement concurrentiel.

Mon commentaire : Contrairement à ce que laisse entendre l’article, les compagnies aériennes n’ont pas rallongé leurs trajets pour améliorer leur ponctualité. Elles se sont tout simplement adaptées au changement de comportement de leurs clients.

Il y a quelques années, les clients recherchaient prioritairement le vol le plus rapide. Pour les satisfaire, les compagnies cherchaient à réduire au maximum la durée des vols, au détriment de la consommation de kérosène et du coût du vol.

Depuis le critère principal de choix est progressivement devenu le prix du billet. Tout naturellement, les compagnies aériennes ont alors privilégié une réduction de la consommation de carburant, donc à rallonger les temps de vol.

La Presse Boursière …

Air France-KLM : la rentrée sera chaude

(source Zone Bourse) 30 août – Benjamin Smith, le futur directeur général d’Air France KLM, ne s’attend sûrement pas à un début de mandat de tout repos. Sa mission principale consiste même à réduire la profonde fracture entre la direction et les syndicats d’Air France. Histoire de bien planter le décor, l’intersyndicale a même durci le ton ce jeudi 30 août, entraînant un, énième, plongeon du titre en bourse : -10,5% en deux jours (…).

Fin de la revue de presse

Mon commentaire sur l’évolution du cours de l’action Air France-KLM

L’action Air France-KLM est à 8,384 en clôture lundi 3 septembre. Elle perd 9,5% en une semaine, suite à l’annonce par des syndicats d’Air France d’un durcissement de leur mouvement.

La moyenne (le consensus) des analystes pour l’action AF-KLM se situe à 9,57 euros.

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) est à 78$. Il a augmenté de 2$ en une semaine.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

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Vous pouvez me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l’actionnariat salarié…

A bientôt.

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| François Robardet

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

Lettre rédigée avec la collaboration de Christian Magne

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