Lettre de l’Administrateur Air France-KLM
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

11 novembre 2019

Pourquoi le plan stratégique de Ben Smith pour Air France – KLM peine à convaincre le marché

(source BFM Bourse) 6 novembre – En dépit du retour du versement des dividendes dès 2022 et d’objectifs financiers ambitieux, le plan stratégique à horizon 2024 dévoilé mardi par le PDG canadien de la compagnie franco-néerlandaise s’est traduit par un repli du titre Air France – KLM de près de 6%. Le marché craint notamment que l’ampleur des investissements annoncés (20 milliards d’euros sur cinq ans) ne permette pas au groupe de générer suffisamment de cash avant 2023-2024. (…)

Ben Smith a pourtant pris soin de brosser les investisseurs dans le sens du poil en annonçant la reprise -tant attendue- du versement de dividendes, suspendu depuis 2008. (…) Le directeur général adjoint en charge des Finances d’Air France – KLM, Frédéric Gagey, a indiqué que le groupe devrait être en mesure de verser un dividende « dès que le résultat opérationnel dépassera 1,9 milliard d’euros ». (…)

En termes d’objectifs financiers, la compagnie franco-néerlandaise vise « à moyen terme » une marge opérationnelle de 7 à 8%, quand les analystes tablent sur 4% pour l’exercice en cours. Pour ce faire, Ben Smith entend redresser la rentabilité du groupe, de 25 et 50% inférieure à celle de ses concurrents européens. (…) D’ici à 2024, le dirigeant souhaite également porter le résultat opérationnel à 2,5 milliards d’euros, contre 1,15 milliard d’euros attendu en 2019 par le consensus de place. Ben Smith compte pour cela augmenter le résultat opérationnel d’Air France de 900 millions sur les 5 prochains exercices, celui de KLM de 250 millions d’euros et celui de sa filiale à bas coûts Transavia de 100 millions d’euros également. Le solde de 100 millions proviendrait de synergies additionnelles.

Ces objectifs ambitieux, s’ils sont atteints, permettraient à Air France-KLM de financer les 20 milliards d’euros d’investissements prévus au cours des cinq prochains exercices. Afin de tenir cet objectif, le transporteur aérien s’engage à réduire ses coûts unitaires (mesuré en équivalent siège kilomètre offert, à prix du kérosène et changes constants) de 1% par an jusqu’en 2024. (…)

Plusieurs éléments de ce plan stratégique ont soulevé des questions chez les investisseurs. Selon un trader, qui s’est confié à Reuters, l’un des motifs de déception vient du fait que le retour du dividende ne devrait pas se matérialiser avant 2022, si l’on s’en tient aux perspectives de progression du résultat opérationnel avancé par Air France-KLM.

Pour Rishika Savjani, analyste en charge du dossier chez Barclays, « si la stratégie du groupe concernant sa marge opérationnelle est à la fois limpide et impressionnante, ces prévisions ont été établies hors effets de changes potentiels, évolution du prix des matières premières et du contexte macroéconomique ». Le secteur aéronautique étant particulièrement volatil, « le chemin tracé par le groupe vers l’amélioration de la rentabilité est donc encore à risque » ajoute-t-elle. (…)

Mon commentaire : Globalement, le plan à cinq ans présenté par Ben Smith, Pieter Elbers et Anne Rigail a reçu un accueil positif. Il a été jugé pragmatique et cohérent par la plupart des observateurs. Ils ont notamment apprécié l’équilibre entre les mesures de réduction de coûts et les actions visant à augmenter la recette unitaire.

La principale surprise est venue du montant des investissements : 4 milliards par an pendant 5 ans. Les analystes et les financiers avaient anticipé un montant inférieur, environ 3,5 milliards par an. Ils estiment que ce niveau d’investissement risque de mettre la trésorerie du groupe Air France-KLM sous tension. Leur principale crainte est la survenue d’un mouvement social dont l’impact remettrait en cause la stratégie présentée.

Vous retrouverez l’intégralité de la présentation sur le site ‘Air France-KLM. Un lien pour y accéder figure également sur mon site.

Le point sur la rationalisation de la flotte d’Air France

(source Le Journal de l’Aviation) 6 novembre –  (…) La transformation de la flotte devrait contribuer à hauteur de 300 millions d’euros à l’amélioration du bénéfice opérationnel de 900 millions d’euros visé d’ici 2024. Le premier objectif est de la simplifier : « nous pensions avoir une flotte complexe qu’il fallait simplifier chez KLM, voici ce que nous avons chez Air France. Nous n’avons pas tous les types avions mais nous y sommes presque », constate en plaisantant Benjamin Smith.

La flotte actuelle compte neuf cockpits différents, dont quatre sur le réseau régional. Cela ne va pas durer. Le premier chantier flotte auquel s’est attaqué Benjamin Smith à son arrivée a été l’accélération de la sortie des ATR et des ERJ145. Il ne reste respectivement que quatre et treize exemplaires de chaque appareil. Les CRJ700, CRJ 1000, Embraer 170 et 190 ont vocation à être conservés d’ici 2024, même si le DG d’Air France-KLM et ses équipes réfléchissent à la pertinence du maintien des CRJ 700 et E170. Qu’ils partent ou non, la flotte régionale devrait conserver deux types de cockpit et se limiter à 50 à 60 appareils.

La flotte de monocouloirs compte un seul type de cockpit, étant composée de 114 appareils de la famille A320. Toute la flotte a vocation à être modernisée (sans croissance prévue du nombre d’appareils). Air France a déjà passé une commande pour soixante A220-300, destinés à en remplacer la première moitié (A318 et A319). Les études se poursuivent pour le remplacement des A320 et A321. Benjamin Smith indique que l’A320neo est la solution naturelle mais que ce n’est pas la seule envisagée pour le moment. Surtout, il a fait un appel du pied à Airbus en indiquant qu’Air France serait très intéressée par un A220-500 pour la seconde moitié de sa flotte.

Enfin, la partie long-courrier compte aujourd’hui quinze A330-200, quatre A340-300, un A350 (tous sous certification commune), neuf 787-9, 68 Boeing 777 et dix A380. La sortie des A340 et des A380 est actée. Les premiers sont remplacés par les A350, tandis que la réflexion touche à sa fin sur les seconds. Benjamin Smith explique en effet que la période est propice à l’acquisition de gros-porteurs car les commandes ont ralenti, ce qui permet d’obtenir de meilleurs tarifs. Air France excluant toute introduction d’un nouveau type avion, leur remplacement se joue entre l’A350 et le 787, un choix permettant par ailleurs d’améliorer considérablement la flexibilité de la flotte. « Nous espérons prendre une décision dans les prochaines semaines. »

Si le choix se porte sur davantage d’A350, la question pourra également se poser du maintien d’une micro-flotte de dix 787-9 chez Air France
. Benjamin Smith souligne que l’option existe de transférer ces appareils chez KLM. Cependant, leur certification pilote commune avec la famille 777 ne rend pas un tel transfert indispensable. De même, le retrait des A330-200 est une piste de réflexion mais pas à court ou moyen terme (…).

Mon commentaire :  Au cours des cinq prochaines années, une grande partie des investissements d’Air France-KLM portera sur la modernisation de la flotte, qui se traduira soit par une refonte des cabines, soit par l’achat d’avions neufs.

Les flottes de KLM devraient toutes légèrement augmenter : la flotte régionale passera de 49 à 52-54 avions, la flotte moyen-courrier de 51 à 52-54 avions, la flotte long-courrier de 66 à 71-73 avions.

Au sein d’Air France, seule la flotte long-courrier est prévue en augmentation, de 107 à 118-123 avions. La flotte moyen-courrier est prévue stable (environ 114 avions).Quant à la flotte régionale, elle devrait réduire, passant de 70 à 50-60 avions.

Enfin, la flotte de Transavia (France + Pays-Bas) devrait augmenter de 5 à 8 avions par an.

Pourquoi la compagnie aérienne Transavia installe une base à Montpellier

(source Challenges) 6 novembre – Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, a annoncé ce mardi 5 novembre l’installation d’une base sur la piste de l’aéroport de MontpellierDeux Boeing 737-800 NG seront donc stationnés à partir d’avril 2020 dans l’Hérault. Ils desserviront une vingtaine de destinations sur le pourtour méditerranéen essentiellement.  (…)

De fait, le choix d’un aéroport dans le sud de la France pour ouvrir une quatrième base après Orly, Nantes et Lyon va dans l’ordre des choses pour Transavia qui se rapproche en temps de vol de ses cibles.  (…)

Ce n’est cependant pas sur ce point précis que la compagnie insiste pour justifier son choix de l’Hérault. « A partir du moment où les pilotes d’Air France ont approuvé cet été le déplafonnement de la limite de 40 avions pour la compagnie, nous avons réfléchi à un plan de développement d’une nouvelle base s’appuyant sur un bassin de population de 2 millions d’habitants situés à moins de 60 minutes d’un aéroport », explique Nathalie Stubler, PDG de Transavia France.  (…)

L’installation de Transavia renforce la place montpelliéraine qui se voit grignoter des passagers par les aéroports voisins de Nîmes et de Béziers qui accueillent chacun 200.000 voyageurs essentiellement grâce… à Ryanair.

De fait, comme son homologue irlandaise, la clientèle visée par Transavia est d’abord axée sur le loisir. C’est la raison pour laquelle la compagnie ne proposera pas de vol intérieur vers ses autres bases.  (…)

Mon commentaire : Transavia France exploitera l’année prochaine deux avions supplémentaires, basés à Montpellier. Cela portera à 40 le nombre d’avions exploités par la pépite du groupe.

IAG moins ambitieux du fait du ralentissement économique mondial

(source AFP) 8 novembre – Le groupe aérien IAG, propriétaire de British Airways et Iberia, s’attend à une croissance moins vive que prévu de son bénéfice par action et de son offre de sièges pour la période 2020-2022 en raison du ralentissement économique mondial. (…)

Le transporteur prévoit désormais une croissance du nombre de sièges proposés, un indicateur clé du secteur, de seulement 3,4% par an, alors qu’il tablait auparavant sur une hausse de 6% sur la période 2019-2023. (…)

Côté résultats, l’année en cours s’annonce plus difficile pour IAG, en raison d’une grève inédite des pilotes de British Airways en septembre qui a plombé les comptes du troisième trimestre et l’avait contraint à abaisser ses prévisions pour 2019.

Mon commentaire : Comme la plupart des compagnies européennes, le groupe IAG révise à la baisse ses prévisions de croissance. Le groupe hispano-britannique anticipe désormais sur les trois prochaines années une croissance de 10%, contre 18% précédemment envisagé.

Cette annonce vient confirmer que la progression du trafic aérien sera portée principalement par la croissance en dehors de l’Europe (surtout en Asie). IATA prévoit toujours un doublement du trafic aérien durant les quinze prochaines années.

Lufthansa continue de travailler à la maîtrise de ses coûts

(source Le Journal de l’Aviation) 8 novembre – Lufthansa a beau être l’une des groupes les plus efficaces d’Europe, il continue de chercher des économies partout et de trouver des pistes d’améliorations de ses performances. Présentant ses résultats pour le troisième trimestre 2019, le groupe a rappelé les mesures en cours de mise en place pour améliorer ses recettes et ses marges, notamment dans ses entités les moins performantes que sont Eurowings, Austrian Airlines et Brussels Airlines et notamment en simplifiant sa flotte. Mais il a également confirmé le retrait anticipé de ses MD-11 chez sa filiale cargo.

Désireuse d’être moins exposée au déclin continu de l’activité cargo, Lufthansa Cargo va réduire et standardiser sa flotte. La réduction sera conséquente puisqu’elle consiste à faire sortir ses dix MD-11 cargo de la flotte d’ici la fin 2020 et à introduire deux nouveaux Boeing 777F (qui porteront leur nombre à neuf). La compagnie souligne que les opérations sont particulièrement difficiles entre l’Europe et l’Asie. (…)

Côté compagnies traditionnelles, Lufthansa et Swiss semblent atteindre leurs objectifs de performance, contrairement à Austrian Airlines et Brussels Airlines. Pour elles, des actions correctives sont prévues, qui ont déjà été lancées. Austrian Airlines va ainsi se recentrer sur son hub de Vienne et abandonner toutes ses bases hors de la capitale, afin de jeter ses forces dans la lutte contre les low-cost en Autriche – le hub de Vienne est le seul du groupe dans lequel Lufthansa s’attend à voir la concurrence augmenter cet hiver. La standardisation de sa flotte est également lancée, avec le remplacement progressif des Q400 par des A320. En ajoutant à cela des mesures de productivité et de réduction des coûts de personnel, Austrian devrait faire 90 millions d’euros d’économies annuelles d’ici fin 2021. (…)

Côté flotte, Lufthansa est en train de réviser le rythme de ses livraisons à venir – actuellement elle reçoit un appareil neuf toutes les deux semaines environ. Le niveau de ses investissements (dont l’écrasante majorité est représentée par ce poste) devrait baisser en 2020 par rapport aux 3,6 milliards d’euros de 2019, notamment en raison du retard du 777X. La compagnie n’attend ainsi plus les quatre exemplaires de l’appareil qu’elle devait recevoir en 2020.

Mon commentaire : En 2019, le groupe Lufthansa a investi 3.6 milliards d’euros, un montant inférieur aux 4 milliards qu’Air France-KLM prévoit d’investir durant chacune des quatre prochaines années.

Emirates triple presque son bénéfice semestriel

(source TourMag) 8 novembre – Emirates vient d’annoncer avoir presque triplé son bénéfice semestriel (hausse de 282%), qui s’affiche à 211,83 millions d’euros. Cette progression s’explique notamment par la baisse du prix du carburant. (…)

Toutefois malgré la hausse de son résultat net, le chiffre d’affaires s’inscrit lui en baisse de 3% par rapport à la même période l’année précédente, à 11,62 milliards d’euros. (…)

Pour rappel, sur l’exercice 2018, la compagnie avait accusé une chute de son bénéfice net de 69% à 213,9 millions d’euros.

Mon commentaire : Emirates, qui a choisi de ne pas couvrir ses achats de kérosène, profite à plein de la baisse du carburant en 2019.

En difficulté, Norwegian Air Shuttle annonce une nouvelle augmentation de capital

(source Le Figaro avec AFP) 6 novembre – La compagnie à bas coûts Norwegian Air Shuttle a annoncé mercredi une augmentation de capital de 2,5 milliards de couronnes (247 millions d’euros), la deuxième de l’année, pour alléger ses importantes difficultés financières. L’annonce a plombé l’action de Norwegian qui lâchait plus de 11% à la Bourse d’Oslo. (…)

Mettant désormais l’accent sur la recherche de rentabilité plutôt que sur la poursuite d’une expansion tous azimuts, la compagnie estime que cette opération devrait assurer ses finances «jusqu’en 2020 et au-delà, sur la base du plan d’activité actuel». (…)

Pionnière dans le long courrier à bas coûts, Norwegian ploie sous un endettement massif qui l’oblige désormais à réduire ses coûts et à accroître ses marges. (…) La compagnie a ces derniers mois négocié un rééchelonnement de sa dette, fermé des bases et des liaisons aériennes ou encore repoussé la livraison de nouveaux appareils. (…)

Aéronautique : Rolls-Royce lance un avertissement sur résultat

(source Les Échos) 7 novembre – Le motoriste Rolls-Royce, qui avait annoncé quatre avertissements sur résultats pour la seule année 2015, renoue avec ses vieux démons. Son directeur général, Warren East, en effet annoncé jeudi que le bénéfice opérationnel 2019 devrait se situer « dans le bas de ses attentes », entre 600 et 800 millions de livres (695 et 926 millions d’euros).

Principale explication de ce « profit warning » : le vieillissement prématuré de certaines pièces (ailettes, compresseurs, aubes de turbine haute pression…) sur les moteurs Trent 1000 qui équipent notamment les 787 Dreamliner de Boeing. Incapable de fournir une solution rapide aux compagnies clientes (dont British Airways, Norwegian Air Shuttle, Air Austral ou Virgin Atlantic), le motoriste britannique a donc passé une charge exceptionnelle dans ses comptes. (…)

Reste qu’en dépit de progrès en matière de maintenance et de stocks de moteurs de rechange, le dirigeant a ajouté : « L’amélioration de l’aube de turbine haute pression (HPT) pour le Trent 1000 TEN – dernière question à régler – est reportée à 2021 ». Et de chiffrer à 2,4 milliards de livres (2,77 milliards d’euros) la facture globale liée aux problèmes des Trent 1000 sur la période 2017-2023. (…)

Mon commentaire : Rolls-Royce traverse une crise sérieuse. Le fabricant de moteurs d’avion peine à corriger les dysfonctionnements observés sur le moteur qui équipe certains des B787.

Seuls une quarantaine de B787 sont équipés de moteurs Rolls-Royce Trent 1000 et doivent faire l’objet de réparations. British Airways, Singapore Airlines, ANA, Virgin Atlantic ou encore Air Austral ont vu leur exploitation fortement perturbée.

La plupart des 800 Boeing 787 en service (dont ceux d’Air France-KLM) sont équipés de moteurs GE (General Electric).

La France et huit autres pays européens poussent Bruxelles à taxer davantage l’aviation

(source La Tribune) 7 novembre – Nouvel appel à davantage taxer le transport aérien en Europe. Trois semaines après les propos de Bruno Le Maire en faveur d’une taxe sur le kérosène en Europe, le ministre français de l’Économie et des Finances et huit homologues européens (l’Allemagne, l’Italie, les trois pays du Benelux, la Suède, le Danemark et la Bulgarie) ont exhorté la Commission européenne à proposer de nouvelles mesures pour cibler l’aviation, sans toutefois réclamer une taxe spécifique sur la pollution.

Initiée par les Pays-Bas qui fait le forcing depuis des mois sur ce dossier, cette déclaration commune intervient un mois avant l’entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen. (…)

Selon eux, le prix des billets d’avion pour les vols internationaux ne reflète pas suffisamment le coût moyen des émissions de CO2 et des conséquences négatives du transport aérien. (…)

L’adoption d’une taxe à l’échelle de l’UE sera néanmoins compliquée à mettre en œuvre. Toutes les décisions en matière fiscale doivent être validées à l’unanimité des États-membres. Or, certains pays où le poids du tourisme est très important, comme l’Espagne ou la Grèce, sont réticents. Desservis massivement par les compagnies à bas coûts qui sont les plus menacées par une augmentation des taxes, ils craignent que la hausse des prix des voyages aériens freine le trafic et les prive de recettes.

Quoi qu’il arrive, à défaut d’une taxe européenne, les Pays-Bas la mettront en place au départ de leurs aéroports en 2021. (…)

Mon commentaire : Comme beaucoup d’autres, je m’interroge. En quoi la mise en place d’une taxe supplémentaire sur les billets d’avion permettra-t-elle de lutter contre le réchauffement climatique de la planète ?

L’objectif des neuf gouvernements est-il de limiter le nombre de personnes prenant l’avion ?

Alors que le Groupe Air France déploie un plan d’investissements d’une grande ampleur (25 milliards d’euros sur les cinq prochaines années), la réponse à ces questions est cruciale. Elle pourrait être de nature à remettre en cause une partie des investissements prévus.

Venu en « client mystère » à Roissy, le patron du groupe ADP a été confronté à un problème récurrent

(source Le HuffPost) 11 novembre – Sur Twitter, Augustin de Romanet a raconté être venu “en client mystère” à 7h du matin à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Il alors pu constater “incrédule”, qu’il y avait 1h30 d’attente aux arrivées d’un terminal d’Air France. “Je ne peux que dire aux passagers que je partage leur désarroi. C’est inacceptable”, a-t-il écrit. (…)

Augustin de Romanet s’est cependant défendu de toute naïveté vis-à-vis de ce problème sur lequel “il travaille depuis 7 ans”, c’est à dire depuis son entrée en fonction en 2012.

Évoquant un dossier digne “du tonneau des danaïdes”, impossible à remplir car percé de trous et devenu synonyme d’un travail sans fin, il a notamment détaillé plusieurs mesures mises en place pour pallier ce problème. “C’est bien parce que j’ai mis en place le monitoring le plus serré qui soit que j’ai adressé le message d’alarme de ce matin”, a-t-il fait valoir à ses détracteurs. (…)

Sur son site, le groupe ADP recommande aux passagers de compter “30 minutes” pour passer les contrôles aux frontières. Dans la réalité toutefois, le temps d’attente est souvent bien plus long. (…)

Mon commentaire : La gestion du contrôle des frontières est de la responsabilité de l’Etat.

Devant l’ampleur des files d’attentes observées en 2017, le gouvernement s’était fixé comme objectif de limiter à trente minutes l’attente pour les possesseurs de passeports européens et à quarante-cinq minutes pour les autres. Force est de constater que cet objectif n’est pas toujours atteint.

A noter : la France est le seul pays où ce sont les compagnies aériennes qui supportent le coût des opérations de contrôle aux frontières.

Revue de presse boursière

AIR FRANCE-KLM : Barclays pondère toujours en ligne

(source Agence Option Finance) 6 novembre – Barclays a réitéré sa recommandation Pondérer en ligne sur le titre Air France-KLM, ainsi que son objectif de cours de 9,40 euros, dans le sillage du plan stratégique à cinq ans dévoilé hier. Le groupe aérien a présenté son plan de redressement visant à atteindre une marge de 7-8% et un résultat opérationnel de 2,5 milliards d’euros, contre 4,2% et 1,15 milliard d’euros attendus par consensus pour l’exercice 2019.

Dans l’ensemble, le broker considère que la stratégie est crédible. Cependant, il pense que le chemin d’exécution prendra du temps et nécessitera des investissements matériels.

Étant donné où nous en sommes dans le cycle économique et aérien, l’inquiétude des investisseurs face à l’augmentation des investissements a déclenché la baisse de l’action hier, estime Barclays.

AIR FRANCE -KLM : Oddo BHF, à l’achat, apprécie l’ambition

(source Cercle Finance) 6 novembre – L’analyste Oddo BHF confirme ce mercredi sa recommandation ‘achat’ sur le titre du groupe Air France-KLM, appréciant la présentation d’un plan 2020-2024 jugé ‘ambitieux’, avec des investissements alourdis certes, mais aussi des leviers ‘à tous les étages’.

‘Nous pensons que plus des 2/3 de ce plan peuvent être considérés comme sécurisés mais les investisseurs doutent de la capacité du groupe à pouvoir conserver l’essentiel de ce surcroît de rentabilité. Ou exprimé autrement, que le risque de dégradation de l’entente sociale actuelle est élevé. Certes, l’historique ne plaide pas en la faveur d’Air France-KLM mais les accords signés depuis l’arrivée de Ben Smith démontrent un changement notable’, estime le broker.

Oddo BHF confirme son objectif de cours sur la valeur de 11,80 euros, pour un potentiel de hausse de +18%. Néanmoins, ‘une marge de 7 à 8% apporterait 4.6 euros à 6.4 euros supplémentaires à notre cible’, précise l’analyste.

AIR FRANCE-KLM : UBS toujours Neutre

(source Agence Option Finance) 6 novembre – En première approche, UBS maintient son opinion Neutre sur le titre Air France-KLM, ainsi que son objectif de cours de 10,70 euros, dans le sillage des objectifs financiers de moyen terme présentés par le groupe aérien. Globalement, le broker juge que l’ensemble de ces annonces est proche de ce qui était attendu par le marché. Le groupe vise notamment une marge opérationnelle de 7 à 8%, contre 5% en 2018.

Fin de la revue de presse

Suivi du référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris

Le dispositif de consultation sur la privatisation du groupe ADP est ouvert depuis le 13 juin et jusqu’en mars 2020. Pour mener à un référendum d’initiative partagée (RIP), il requiert la signature de 4,7 millions d’électeurs.

Sur Internet, la consultation se signe sur le site referendum.interieur.gouv fr

Au 11 novembre, alors que la moitié du délai de signature est écoulée, la consultation avait recueilli 944.000 signatures, soit 20,01% des signatures requises.

Mon commentaire sur l’évolution du cours de l’action Air France-KLM

L’action Air France-KLM est à 10,285 euros en clôture lundi 11 novembre. Elle est en baisse de -2,70%. L’effet conjugué des annonces des résultats trimestriels (moyens) et du plan stratégique reçu avec réserves ont provoqué ces deux dernières semaines une baisse cumulée -de 4,37%.

La moyenne (le consensus) des analystes pour l’action AF-KLM est à 11,10 euros, en augmentation suite à l’annonce des résultats du 3ème trimestre et des neuf premiers mois de l’année

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) est en baisse de 1$ à 62$.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

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| François Robardet

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

Lettre rédigée avec la collaboration de Christian Magne

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