Lettre de l’Administrateur Air France-KLM
François Robardet Représentant des salariés actionnaires PS et PNC

8 avril 2019

Les grands chantiers de la nouvelle patronne d’Air France

(source Les Échos) 2 avril – Trois mois après sa nomination à la direction d’Air France, Anne Rigail commence à sortir de l’ombre de Benjamin Smith. Si le patron canadien d’Air France-KLM a ouvert la voie, en rétablissant le dialogue social au sein de la compagnie française, et fixé le cap, c’est désormais à sa nouvelle directrice générale qu’il revient de réaliser le plus difficile : faire d’Air France une compagnie aussi performante et rentable que sa cousine néerlandaise KLM.

Un objectif pour le moins ambitieux. (…) La compagnie française reste pénalisée par d’importants surcoûts sociaux et fiscaux. Seul son réseau long-courrier est rentable et ses bénéfices ne suffisent pas à éponger les pertes du court et moyen-courrier. « Pour financer nos achats d’avions et les investissements à venir, nous devons améliorer notre marge. C’est également nécessaire pour nous mettre à l’abri d’un retournement du marché », a expliqué aux « Échos » Anne Rigail (…).

Trois grands chantiers se profilent. Le premier est celui de la simplification. (…) Le deuxième est la réduction des coûts de structures (…). Le troisième est  celui du marché domestique, en perte de 185 millions d’euros en 2018. « Stratégique  pour Air France, il doit être ramené à l’équilibre » (…).

Anne Rigail estime ne pas devoir en passer par un énième plan d’économies. « Nous avons  suffisamment de marges de progression dans nos méthodes de travail pour ne pas avoir à toucher au contrat social », estime-t-elle. (…)

Afin de gagner en efficacité, Anne Rigail mise aussi sur l’optimisation de la flotte, en réduisant le nombre de modèles d’avions en service, mais aussi et surtout, en affinant la configuration des cabines, afin d’optimiser la recette. (…) « Le plus important c’est la recette par siège, sachant que globalement, un siège affaires vaut trois sièges éco et qu’un siège Premium éco vaut 1,5 siège éco », explique-t-elle. (…)

Mon commentaire : Faire d’Air France une compagnie aussi rentable que KLM, pourquoi pas. Mais une partie non négligeable de l’écart de productivité entre les deux compagnies provient de facteurs extérieurs à la compagnie française. Ilconviendra d’en tenir compte et de ne pas demander aux salariés d’Air France un effort supplémentaire pour résorber cette part.

Pour Air France, l’eldorado, c’est toujours l’Amérique

(source Le Monde) 5 avril – (…) Anne Rigail (…) cherche d’abord à renforcer la société commune, qui associe Air France-KLM à l’américaine Delta Airlines pour l’Atlantique nord. Il faut dire que cette joint-venture (JV) pèse lourd dans les comptes des deux compagnies, avec un chiffre d’affaires annuel de 11,6 milliards d’euros. A elle seule, elle représente plus de 20 % du chiffre d’affaires d’Air France-KLM.

Ce poids devrait encore s’accroître, avec l’ouverture, depuis le 31 mars, d’une nouvelle ligne vers Dallas, au Texas. (…)

Cette nouvelle ligne (…) vient compléter l’accord de coopération, qui lie Air France avec la compagnie indienne Jet Airways. « La joint-venture avec Jet Airways fonctionne très bien entre l’Europe et l’Inde. Le partenariat est tellement positif que l’on fera tout pour soutenir [la compagnie indienne] », a précisé Mme Rigail (…). Pour Air France, le partenariat avec la compagnie indienne est avantageux, grâce à « une saisonnalité inversée ». Au contraire de la majorité des passagers, ceux du sous-continent viennent aux États-Unis à contre-cycle, surtout en hiver, alors que la pleine saison pour Air France-KLM a lieu en été. (…)

Pour retrouver son rang parmi les premières compagnies au monde, une ambition fixée par Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, Air France va investir 1 milliard d’euros sur cinq ans, dont 600 millions d’euros entre 2019 et 2020, a précisé Anne Rigail. (…) La compagnie aérienne va moderniser les cabines de ses 15 A330 pour 140 millions d’euros. (…) Les douze Boeing 777 à destination des Antilles (…) bénéficieront d’une enveloppe de 125 millions d’euros pour leur intérieur. Les sept A380 se referont une beauté « à l’automne 2020 »(…) pour (…) 220 millions d’euros. Enfin, dès cette année, 100 millions d’euros sont consacrés à l’installation du Wifi sur tous les avions long-courriers de la flotte d’Air France (…) dont 60% seront équipés d’ici la fin de l’année.

Mon commentaire : Anne Rigail ne détaille ici qu’une partie des investissements que prévoit de réaliser Air France en 2019 et 2020. Il appartiendra au Conseil d’Administration d’Air France-KLM de statuer sur l’ensemble du plan d’investissement, notamment concernant d’éventuels achats d’avions.

Air France: trafic en hausse de 2,8% en mars

(source Déplacements Pros) 8 avril – Air France-KLM annonce un trafic passage total en croissance de 2,8% pour le mois de mars, avec une capacité en hausse de 3,1%, ce qui se traduit par à un coefficient d’occupation en retrait de 0,3 point à 87,6%.

Dans le détail, Air France, KLM et HOP! ont enregistré une hausse de 1,9%, dont une progression de 2,9% sur les court et moyen courriers, tandis que l’activité ‘low-cost’ Transavia a grimpé de 12%.

Mon commentaire : Au mois de mars 2019, Transavia a progressé de 12%, Air France de 5,2%.

KLM a reculé de 2,4%, suite à de mauvaises conditions météorologiques à Schiphol ainsi qu’à des perturbations opérationnelles dues à des problèmes techniques.

AFI KLM E&M ultra-densifie trois Boeing 777 pour AerCap

(source Journal de l’Aviation) 4 avril – C’est un chantier d’envergure que mène Air France Industries KLM Engineering & Maintenance (AFI KLM E&M) pour la modification et la reconfiguration de trois 777-300ER au profit du loueur AerCap. Il s’agit de porter la capacité de la cabine des trois appareils à 531 places, ce qui constitue un record mondial pour l’avion de Boeing. Cette ultra-densification s’accompagne de la mise en place du système de divertissement en vol RAVE de Safran Aerosystems (ex-Zodiac Inflight Innovations).

(…) Cet aménagement inédit se caractérise par la mise en place de quatre zones distinctes pour la classe économique. C’est l’équipementier italien Geven qui a été choisi pour fournir les sièges économiques, avec son modèle Steezy (…).

Outre cette reconfiguration, l’un des grands enjeux du chantier a été l’installation du système de vidéo à la demande RAVE, ce qui n’avait jamais été fait sur ce type d’appareils, ni dans de tels volumes. AFI KLM E&M a donc dû adapter le système d’IFE à l’architecture du 777-300ER (…).

(…) Le premier appareil a ainsi pu être livré en Russie le 12 mars (…). Jusque-là loués par Emirates, les trois 777-300ER vont désormais être exploités par la compagnie russe Azur Air pour des liaisons charter internationales. (…)

Mon commentaire : Grâce à leur grande expérience des B777 les équipes d’AFI KLM E&M ont mené à bien ce chantier sur-mesure de densification record des appareils d’AerCap.

Transavia : hausse de 9,3% de l’offre pour l’été 2019

(source Business travel) 2 avril – Transavia, la filiale low-cost d’Air France-KLM va augmenter son offre de 9,3% cet été. En détail, au départ des Pays-Bas, la compagnie low-cost du Groupe augmentera son offre de vol de 4,5% contre +16% au départ de la France.

Transavia va développer son réseau depuis toutes ses bases en France (Orly, Lyon, Nantes) et aux Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, Eindhoven) avec un total de 28 nouvelles routes.

Groupe IAG : +5,7% en mars

(source Air Journal) 8 avril – Le International Airlines Group (IAG), rassemblant British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level, a accueilli 9,161 millions de passagers le mois dernier, un trafic en hausse de 5,7% par rapport à mars 2018. (…)

Dans le secteur fret, le groupe a enregistré en mars une hausse de 3,0% du trafic en CTK (cargo tonne kilomètre).

Sur les trois premiers mois de l’année, IAG A accueilli 24,382 millions de passagers (+6,2%), avec un coefficient d’occupation moyen de 80,7% (+0,2 point de pourcentage).

Mon commentaire : IAG enregistre en mars une croissance supérieure à celle d’Air France-KLM. Mais les avions d’IAG ont été moins remplis que ceux d’Air France-KLM, puisque le Groupe anglo-espagnol enregistre un taux de remplissage de 80,7% contre 87,6% pour Air France-KLM.

Ryanair : base à Marseille et trafic en hausse de 9%

(source Air Journal) 3 avril – La compagnie aérienne low-cost Ryanair a inauguré sa nouvelle base à Marseille, près de neuf ans après l’avoir fermée. Onze nouvelles liaisons y sont au programme sur un total de 40 routes cet été. Son trafic passager global a augmenté de 9% le mois dernier par rapport à mars 2018.

Deux Boeing 737-800 de 189 sièges sont basés depuis le 2 avril 2019 dans l’aéroport de Marseille-Provence, sa première base en France en attendant l’ouverture de celles de Bordeaux et Toulouse. Soixante « nouveaux emplois Ryanair » sont créés, annonçait-elle hier, alors qu’elle évoquait en septembre dernier 125 postes sous contrat de droit français (avec charges sociales payées en France) ; l’investissement total devrait atteindre 200 millions de dollars (…).

Sur les douze derniers mois en trafic glissant, le trafic de Ryanair a progressé de 9% à 142,1 millions de passagers, avec un coefficient d’occupation moyen à 94%.

Mon commentaire : Ryanair a ouvert successivement deux bases. La première le 2 avril à Marseille, la seconde le lendemain à Bordeaux. L’ouverture de la base de Toulouse est prévue en octobre prochain.

Accusée de travail dissimulé entre 2007 et 2010, la compagnie irlandaise à bas coûts avait été contrainte de fermer sa base de Marseille en 2011. Elle avait ensuite été condamnée (en octobre 2014) par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 200.000 euros d’amende.

Qatar Airways va installer la plus grande pièce imprimée en 3D pour un avion commercial

(source primante3d) 3 avril – Spécialiste de l’intégration des cabines et de l’avionique, l’allemand Diehl Aviation annonce avoir livré la plus grande pièce imprimée en 3D pour un avion de commercial. Le composant en question est un « Curtain Comfort Header », un rail de rideau qui sépare les classes de sièges, pouvant mesurer jusqu’à 1,14 m. (…)

Si les processus de qualification sont particulièrement longs et coûteux (…), compagnies aériennes et constructeurs, ont compris l’avantage concurrentiel de cette technologie, que ce soit en terme de liberté géométrique, d’allègement des pièces ou de raccourcissement des délais de production. (…)

On apprend qu’à l’origine, le composant était fabriqué selon (…) un procédé fastidieux qui nécessitait l’utilisation d’un outillage en aluminium spécialisé et complexe. De ce fait l’ajout de fonctions dans le module, telles que l’intégration de canaux de câbles ou signalisation pour les issues de secours, représentait une difficulté supplémentaire.

L’utilisation de l’impression 3D a permis d’intégrer directement ses fonctions à la pièce. Les 12 parties qui la composent ont simplement besoin d’être collées pour être assemblées. L’autre avantage de ces pièces imprimées en 3D, réside dans le fait qu’elles nécessitent moins de réusinage et qu’elles peuvent être facilement enlevées pour des réparations ou des remplacements. (…)

Mon commentaire : L’impression 3D, également appelée fabrication additive, permet de fabriquer couche après couche, au lieu de recourir à un bloc de matériau. De ce fait, les pièces sont plus légères, ce qui conduit à une réduction de la consommation de carburant.

A titre d’exemple, Airbus imprime en 3D plus de 1.000 pièces pour son A350 XWB.

Boeing face à la boîte de Pandore du 737 MAX

(source Les Échos) 5 avril – La semaine qui s’achève aura été, une nouvelle fois, désastreuse pour Boeing, dont les tentatives pour refermer la boîte de Pandore ouverte par le crash d’Ethiopian Airlines, sont restées vaines. Vendredi soir, le groupe a annoncé qu’il réduisait de près de 20% la production de son avion 737 MAX. La production va passer de 52 appareils par mois à 42. Le constructeur est confronté à un sérieux problème de logistique face à l’accumulation d’avions qui sortent des chaînes d’assemblage qu’il ne peut plus livrer, faute d’autorisation de vol.

Ensuite, contrairement à ce qu’il espérait, Boeing n’est pas parvenu à présenter aux autorités américaines de l’aviation civile, les modifications du système de vol du 737 MAX  présentées à ses clients la semaine dernière. D’après le « Washington Post », ce retard serait la conséquence de la découverte d’une autre faille dans les logiciels du système de vol du 737 MAX, qui nécessiterait un complément de mise à jour.

Enfin, Boeing a dû faire face à la publication, jeudi dernier, du rapport d’enquête préliminaire sur le crash d’Ethiopian Airlines, qui impute clairement la responsabilité de la catastrophe à une défaillance du système anti-décrochage MCAS, déjà pointé du doigt dans le crash de Lion Air, cinq mois plus tôt. (…)

Pour la première fois, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a lui-même dû reconnaître, ce vendredi, le lien entre les deux accidents, qui ont fait 346 victimes au total.(…)

Malgré cet aveu, le grand patron de Boeing se dit néanmoins confiant « quant à la sécurité fondamentale du 737 MAX » et semble même envisager une reprise des vols dans les prochaines semaines, une fois la mise à jour logicielle effectuée. « Nous sommes sur le point de la finaliser et en prévoyons la certification et la mise en œuvre sur la flotte mondiale de 737 MAX au cours des semaines à venir », assure Dennis Muilenburg. (…)

Rien n’est moins sûr.(…) Il est peu probable que l’aviation civile américaine, qui fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes concernant les modalités de certification du 737 MAX, se contente de certifier la mise à jour du logiciel, sans procéder à des essais en vol approfondis. La FAA a par ailleurs déjà annoncé qu’elle ne déciderait pas seule, mais qu’elle rechercherait autant que possible une décision collective, avec les aviations civiles des pays concernés. Ce qui risque de retarder la prise de décision et l’issue de la crise.

Mon commentaire : La remise en service des 370 B737 MAX pourrait être retardée.

D’ores et déjà certaines des compagnies qui en disposent le plus, American Airlines et Air Canada, ont annoncé des annulations de vols pour les prochains mois.

D’autres comme Norwegian cherchent à louer des avions pour remplacer leurs B737 Max, tout en demandant à Boeing des compensations financières.

Istanbul : Le grand déménagement commence

(source Le Journal de l’Aviation) 2 avril – (…) Le (…) 6 avril à 2 heures du matin (…) le nouvel aéroport d’Istanbul (…) remplacera définitivement la célèbre plateforme Atatürk, ouverte en 1953 et complètement saturée depuis quelques années avec ses 65 millions de passagers annuels.

Cette nouvelle plateforme peut déjà être qualifiée d’aéroport de la démesure, avec une capacité initiale de 90 millions de passagers, c’est-à-dire pratiquement le trafic de l’aéroport international de Dubaï aujourd’hui.(…)

Mais plus qu’un déménagement, c’est surtout Turkish Airlines qui va enfin pouvoir bénéficier d’un hub à la hauteur de ses ambitions. La compagnie aérienne turque détient déjà le record de pays couverts au monde et ses capacités en sièges vont très bientôt dépasser celle de Lufthansa, adoptant une stratégie plus mesurée, mais finalement non dissemblable à celles d’Emirates ou de Qatar Airways.

On l’aura compris, en plus de devenir un puissant concurrent pour les compagnies européennes sur les marchés reliant l’Asie et l’Europe ou l’Asie et les Amériques, Turkish Airlines va très naturellement devenir aussi la véritable bête noire des compagnies du Golfe. Car en 2025, le nouvel aéroport d’Istanbul sera tout simplement l’un des plus importants aéroports au monde, avec ses cinq pistes et sa capacité portée à 120 millions de passagers par an. Et Turkish Airlines a déjà prévenu : sa flotte va aussi pratiquement doubler de taille d’ici six ans.

Ce grand déménagement est finalement peut-être aussi le point de départ d’un grand chamboulement…

Mon commentaire : La situation géographique du hub de Turkish Airlines est idéale pour relier l’Europe à l’Asie du Sud-eEst, à l’Afrique de l’Est et à l’Océan Indien.

Contrairement aux compagnies du Golfe, Turkish Airlines peut alimenter son hub avec des appareils de la famille A320 ou B737. Elle peut aussi les utiliser pour la plupart des destinations qu’elle dessert en Afrique et en Asie. Au global, Turkish Airlines couvrent 75% de ses destinations internationales avec ces appareils.

Le nouvel aéroport d’Istanbul permettra à Turkish Airlines de poursuivre son développement. Une situation qu’elle avait anticipée puisqu’elle est la compagnie qui a le plus d’avions en commandes (208), après les quatre grandes compagnies étatsuniennes.

Cela fait de Turkish Airlines un très sérieux concurrent pour les compagnies européennes et pour les compagnies du Golfe.

ADP propose un plan d’investissement colossal pour Roissy et Orly

(source La Tribune) 2 avril – (…) La direction du gestionnaire des aéroports parisiens a dévoilé ce mardi 2 avril sa proposition de contrat de régulation économique (CRE) qui sera signé l’an prochain avec l’État pour la période 2021-2025. La publication par ADP du dossier public de consultation lance l’ouverture formelle du processus d’élaboration de ce quatrième contrat de régulation économique. (…)

La direction d’ADP (…) prévoit (…) un investissement colossal de 6 milliards d’euros entre 2021 et 2025. Un montant qu’il qualifie « d’exceptionnel ». Il l’est. Il s’agit en effet d’un record.

Depuis le premier CRE quinquennal mis en place en 2006 (…), aucun autre CRE n’avait prévu une telle enveloppe. Le premier (2006-2010) avait absorbé 2,5 milliards d’euros, le deuxième (2011-2015) de 1,9 milliard et le troisième, celui qui est en cours, 3 milliards d’euros.

(…) Pour le long terme (…) « il pose les briques de la croissance d’Orly dans le respect du plafonnement à 250.000 mouvements par an et du couvre-feu à 23h30″, et prévoit , »un investissement important de 1,6 milliard d’euros pour le futur terminal 4″ prévu en 2028.

A moyen terme, ADP compte investir 1,2 milliard dans la croissance des capacités de Roissy, d’Orly et du Bourget (une nouvelle salle d’embarquement est notamment prévue à Roissy et à Orly), 1,5 milliard d’euros dans la maintenance (rénovation de pistes, changements de passerelles…), et 925 millions pour améliorer les accès routiers à l’aéroport de Roissy et préparer ceux du futur terminal 4. A court terme, 180 millions d’euros sont notamment prévus pour investir dans les nouvelles technologies permettant d’améliorer le parcours client à l’aéroport.

Sur cette enveloppe de 6 milliards d’euros, l’investissement de 1,6 milliard prévu pour le terminal 4 est financé par la « sur-performance d’ADP au cours du CRE actuel« , a expliqué Edward Arkwright. (…)

Par conséquent, les redevances facturées aux compagnies aériennes qui permettent de financer les investissements sont calculées sur une enveloppe de 4,4 milliards d’euros d’investissement.

ADP prévoit un plafond d’augmentation des redevances de 1,35% (hors inflation) par an pendant la période du CRE4. Le gestionnaire des aéroports parisiens propose notamment de mettre en place une modulation tarifaire en fonction des émissions de NOx (oxydes d’azote) et d’accentuer celle relative au bruit (…).

Au cours des prochains 45 jours, toutes les parties prenantes pourront faire leurs observations sur cette proposition. (…) Dans un courrier adressé à ADP le 27 mars que La Tribune s’est procuré, les différentes associations de compagnies aériennes (Iata, Fnam, Scara, BAR, CSTA, EBAA, CSAE, AOC,) ainsi que FedEx et Easyjet, ont dénoncé « l’approche retenue ».

« Ce calendrier et cette précipitation nous paraissent déraisonnables (…) », indiquent les transporteurs. Ces derniers auraient notamment souhaité attendre les résultats de l’audit commandité par le ministère des Transports sur l’affectation des actifs et des charges du périmètre régulée et les conclusions du débat sur la construction du terminal 4. Deux éléments, selon eux, qui peuvent impacter les éléments du dossier pour consultation d’ADP.

Mon commentaire : Aéroports de Paris anticipe d’un an la présentation de son plan d’investissement 2021-2025. Une démarche qui améliore l’attractivité du Groupe ADP dans l’éventualité d’une cession prochaine des parts de l’Etat français.

Le conglomérat chinois HNA vend Gategroup

(source Le Figaro avec AFP) 1er avril – Le conglomérat chinois HNA, sous forte pression de Pékin, va vendre le suisse Gategroup, prestataire de services à bord pour le transport aérien, au fonds d’investissement RRJ Capital lors d’une opération qui devrait valoriser Gategroup à 2,5 milliards d’euros. HNA, un groupe diversifié dont les activités vont du tourisme à la finance, va vendre « 100% de Gategroup » au fonds d’investissement RRJ Capital, basé à Hong Kong, a indiqué Gategroup Holding dans un communiqué sur son site internet (…).

Mon commentaire : Le changement de propriétaire de Gategroup, actionnaire à 49,9% de Servair, n’est pas de nature à remettre en cause les engagements conclus avec Air France.

Ryanair, Easyjet… ces compagnies aériennes qui polluent plus que des centrales à charbon

(source Le Parisien) 2 avril – C’est une première (…). Ryanair s’est fait une place dans le Top 10 des plus gros émetteurs de CO2 d’Europe, jusqu’à présent exclusivement composé de centrales à charbon. Elle arrive en effet en neuvième dans ce classement fait par l’ONG Transport & Environment (T & E), à partir des données annuelles de l’Union européenne.

(…) « Ryanair est le nouveau charbonnier ! » s’inquiète le directeur du secteur aviation chez T & E, Andrew Murphy. Selon les calculs de son association, les émissions de carbone des compagnies aériennes ont globalement augmenté de 4,9 % en Europe l’an dernier, alors que la tendance est plutôt à la baisse tous secteurs confondus. Si l’on regarde sur les cinq dernières années, c’est pire : la pollution au carbone due au trafic aérien en Europe a augmenté de 26,3 %, dépassant de loin tous les autres modes de transport.

(…) Pourtant, la flotte de la low-cost irlandaise est parmi les plus modernes, consommant le moins de carburant. Mais le volume d’avions et de vols est tel qu’elle prend de loin la tête du classement des compagnies aériennes.

Parmi elles, EasyJet arrive en deuxième position, avec un rejet équivalent à environ 16 % de ce que le pollueur numéro 1 émet avec ses grandes cheminées de 300 mètres. Lufthansa est en troisième position du classement des compagnies émettrices et British Airways en quatrième. Chacune polluant plus que des centrales comme celle d’EDF à Cordemais (Loire-Atlantique) ou encore la Raffinerie de Normandie de Total à Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime).

KLM, l’associée néerlandaise d’Air France, arrive en neuvième position, tandis que la compagnie tricolore est, elle, très loin du Top 10. Globalement, la plupart des compagnies ont toutefois augmenté leur émission de CO2.

(…) Taxer le kérosène est une des solutions (…). Mais ce n’est pas si simple. La France est liée par un accord international, la convention de Chicago de 1944, qui l’empêche déjà de taxer les vols internationaux. Pour l’amender, un vote unanime des 191 États membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est nécessaire.(…)

Quant au projet Corsia, récemment adopté par l’Organisation de l’aviation civile internationale, « les gouvernements poursuivent un programme controversé de compensation pour l’aviation qui permettra aux émissions de l’aviation de continuer à augmenter », analyse Andrew Murphy.

Les compagnies peuvent désormais acheter des « compensations » pour continuer à émettre du dioxyde de carbone, en investissant dans des projets environnementaux à hauteur de leur pollution. Or, selon l’expert, ces projets ne sont d’abord pas toujours viables à long terme et ce n’est ni plus ni moins accorder un « droit à polluer » aux compagnies aériennes.

Mon commentaire : Il est possible de contester tel ou tel point de l’article, ou de faire remarquer que le transport aérien n’est responsable que de 2,5% des émissions de CO2. Mais il est indéniable que depuis quelques mois les compagnies aériennes sont la cible de nombreuses critiques portant sur l’augmentation future de leur production de CO2.

Le secteur aérien dans son ensemble, compagnies aériennes, aéroports et constructeurs, serait bien inspiré de communiquer clairement sur la manière dont il compte procéder pour réduire son empreinte carbone. Il pourrait ainsi servir de modèle pour l’ensemble des secteurs produisant du CO2.

CO2

Fin de la revue de presse

Mon commentaire sur l’évolution du cours de l’action Air France-KLM

L’action Air France-KLM est à 10,66 euros en clôture lundi 8 avril. Elle est hausse de 6,55%.

La moyenne (le consensus) des analystes pour l’action AF-KLM est à 11,17 euros.

Le baril de pétrole Brent (mer du nord) est en en hausse de 3$ à 71$, au plus haut depuis 6 moisLes cours du pétrole poursuivent leur hausse, dopés par les baisses de production de l’Opep et les tensions géopolitiques au Venezuela et en Iran.    

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

Vous pouvez réagir à cette revue de presse ou bien me communiquer toute information ou réflexion me permettant de mieux conduire ma fonction d’administrateur du groupe Air France-KLM.

Vous pouvez me poser, par retour, toute question relative au groupe Air France-KLM ou à l’actionnariat salarié…

A bientôt.

Pour retrouver les dernières revues de presse du lundi, c’est ici

 

Si vous appréciez cette revue de presse, faites la circuler.

Les nouveaux lecteurs pourront la recevoir en me communiquant l’adresse email de leur choix.

| François Robardet

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

Lettre rédigée avec la collaboration de Christian Magne

Cette revue de presse traite de sujets liés à l’actionnariat d’Air France-KLM.

Si vous ne voulez plus recevoir cette lettre/revue de presse, cliquez ici et précisez votre demande : désabonnement.

Si vous préférez recevoir la revue de presse sur une autre adresse, merci de me l’indiquer.

Pour me joindre : message pour François Robardet. 10418 personnes reçoivent cette revue de presse en direct