Depuis son avènement, la nouvelle Direction n’a cessé de peaufiner son image bienveillante cherchant à n’importe quel prix la paix sociale.

Elle s’est attelée à solutionner le problème de certains accords « pilote ». Il lui fallait absolument faire sauter quelques verrous. Notamment sur l’accord Transavia qui permet aujourd’hui de dépasser le plafond de 40 avions et donc de développer notre compagnie low cost sur d’autres plateformes comme MPL très récemment. Cet accord s’est négocié comme toujours avec quelques syndicats de pilotes uniquement et le coût des transactions reste à ce jour particulièrement opaque.

Puis, elle s’est occupée du HUB de CDG, secteur très sensible économiquement puisqu’il représente à ses yeux, le cœur du dispositif d’Air France.

Tout ce qui a été donné de la main droite en dehors du cadre d’une négociation porteuse d’avenir, sera repris de la main gauche au travers de plans d’attrition successifs, de sous-traitance et de fermetures de lignes. Toutes ces décisions ont un prix !  C’est le secteur court courrier qui en paie l’addition.  

Nous avons eu confirmation lors de la dernière réunion en présence d’Anne Rigail que l’attrition de notre secteur reste leur seule réponse. Toutes nos propositions d’améliorations des facteurs économiques et sociaux ont été dogmatiquement rejetées !

Le non remplacement des salariés partants (hors GDR) et une pyramide des âges vieillissante dans toutes les escales nous amènent à la conclusion suivante :

Lorsque le seuil critique d’effectif sera atteint dans les différentes escales, elles seront sous-traitées complètement à l’image de TOULON aujourd’hui !

La tactique de cette Direction consistant à acheter la paix sociale ne passera pas par la destruction programmée de 3000 emplois AIR FRANCE COURT COURRIER !

La CFDT déposera prochainement un préavis de grève simultané sur toutes les escales du court courrier.