Le point GPEC (Gestion Prévisionnelle des emplois et des compétences) a été présenté par Mr Alain Malka (DG du Point à Point) et Madame Chantal De Grandcourt  (chef de projet reconquête PàP).

 

 Contexte et environnement

Mr Malka s’est voulu une fois de plus rassurant et a réaffirmé la nécessité absolue de conserver le marché France qui représente 14 millions de passagers. HOP/AF reste ultra majoritaire sur les radiales (Provinces/Paris) avec une faible progression sur ce marché. On ne peut en dire autant sur le Province/Europe où HOP/AF est minoritaire. 39% des  parts de marché appartiennent déjà aux low cost. Ces compagnies profitent de leur position en escale pour attaquer  les transversales (Province/Province). La nouvelle LGV sur BOD continue à prendre des parts de marché, non seulement sur BOD, mais également sur la Bretagne, BIQ et TLS. «  Il y a donc urgence à se renforcer et trouver enfin une stratégie de reconquête, afin d’éviter le pillage de nos fondamentaux ».

Mr Malka a poursuivi, tout en saluant la forte implication des personnels à l’exploitation. Toutefois, nos coûts unitaires sont encore trop élevés. Le CUSO (coût unitaire siège offert) est de 12,2€ à TLN, 26,4€ à MLH, quand Transavia est à 4.5€ à NTE ! Avec 5 types avions, la flotte régionale est trop hétérogène, il faut donc la rationaliser. Il est nécessaire d’investir, à condition de montrer que nous sommes capables de nous améliorer. Nos positions sur ORY et sur le HUB de LYS doivent donc être renforcées. Le programme de l’été améliorera l’utilisation des avions notamment sur la Corse, au départ de 21 villes.

Mr Franck Terner a annoncé que des discussions avec les organisations syndicales afin d’anticiper l’échéance de juin 2018 (notamment par la négociation du nouvel accord sur l’emploi), auraient lieu prochainement.

Les assises du transport aérien sont programmées à partir du 20 mars 2018 et seront construites autour de 5 thèmes :

  • La performance économique (taxes),
  • La performance au service du client,
  • La performance sociale, l’aménagement du territoire
  • La performance environnementale. Espérons qu’Air France en tirera des bénéfices…

 

Pour la CFDT, il s’agit de savoir comment et quand les problèmes de flotte seront réglés. Quand le problème des pilotes sera-t-il résolu ? Quelle est la GPEC des PNT HOP ! ? Quel est le tempo des embauches PNT HOP ! ? Et si Transavia devait prendre sa place sur le marché Provinces-Europe, qui assisterait ces vols, sachant que, sur certains créneaux horaires, nous sommes en capacité de le faire ?

Entendre dire que « notre activité diminue car celle des low-cost augmente », est tout simplement inacceptable et réducteur ! Pour la CFDT, la raison tient surtout au manque de réactivité d’AF/Hop ! pour prendre les créneaux ! On ne peut que déplorer que les autres compagnies (LH, BA, IB…) augmentent  aussi leur part de trafic sur notre marché. Même lorsqu’il n’y a pas d’avion, au départ de SXB par exemple, LH continue à faire de l’emport en bus jusqu’à Frankfurt !

Au-delà de l’inquiétude que provoque la généralisation du code marketing HOP !, qui traitera demain les IRG de plus en plus nombreuses y compris sur les navettes ? Le traitement des IRG aujourd’hui des vols HOP ! ne peut qu’augmenter l’insatisfaction des clients au travers d’un numéro injoignable ou des coupures téléphonique intempestives liées à l’heure de fermeture du centre d’appel de notre partenaire !

La vision sur l’avenir ne s’éclaircit toujours pas. Nous attendons une action rapide et efficace !

 

 

Les stratégies mises en place par la Direction

Transavia prend les créneaux d’ORY lorsque nous les laissons vacants. Un code share AF/TO a démarré le 26  février. Des actions sont entreprises afin d’harmoniser la flotte HOP ! par escale, ce qui facilitera les switch PN. La Direction demande de faire preuve de patience pour restructurer la flotte. Côté PNT, les embauches et la formation suivent un rythme de 10 à 15 pilotes par mois. La Direction assure qu’en 2020 tout devrait être stabilisé. Les fonctions opérationnelles seront recentrées sur NTE et l’embauche et la formation des PNT sera normalement terminée. Enfin, la situation de SXB et la réouverture de ligne vers Paris est réétudiée chaque année.

Le code Operating (la Cie qui gère le vol) sera AF sur  toutes les lignes HOP/AF. Il n’y a pas d’incidence sur les GP, nous restons R2. La caution de la marque AF n’est en aucun cas supprimée. Le traitement de la navette en cas d’IRG reste identique. La priorité étant de conserver l’emploi AF existant.

Pour la Direction du Point à point, il faut augmenter le coefficient de remplissage pour compenser la baisse des recettes, 70% des recettes étant liées aux déplacements « affaires ». En 2016 le SKO (sièges kilomètres offerts) était à 43%. Il baisse à 32% en 2017.

Les projets de productivité, tels que l’attrition des ATA, le recentrage des TZA uniquement sur les coques Airbus, la  fermeture des CLD, la digitalisation et l’organisation du travail (grilles, MOE, sous traitance) font partie de cette stratégie.

 

 Evolution des effectifs :

L’effectif total sur le PAP est de 3229 (équivalents temps pleins) à ce jour, le besoin estimé fin 2020 serait de 2896 ETP. Soit 245 ETP en sureffectif après soustraction  des départs naturels. Nous constatons que la Corse et MRS sont particulièrement visés pour plus d’un tiers du sureffectif.

La Direction table principalement sur la baisse de la masse salariale pour baisser encore les coûts. Elle compte pour cela  accompagner les salariés volontaires de la piste vers le passage et pour tous les salariés des escales vers d’autres postes ou Directions (DGI, DGSI, Commercial etc…). Quant au  sureffectif, pas d’annonce d’accompagnement tel qu’un PDV, mais l’utilisation de tous les  outils existants.

 

La CFDT attend depuis 2014 une reconnaissance pécuniaire de la poly activité, mais aussi une organisation en termes de répartition de vacations et de formations, afin de pouvoir valoriser et asseoir les compétences. Pour la 1ère année au PAP et à la demande de la CFDT, 24 apprentis en alternance seront présents en Province et 9 à ORY, pour une période allant d’avril à janvier.

Nous avons demandé une déclinaison escale par escale et métier par métier afin de définir les véritables sureffectifs ! Un point précis sur les « supports », secteur dans lequel les RPS augmentent considérablement devra être effectué !

La gestion du PAP reste purement budgétaire, nous  sommes à une 6ème GPEC en attrition et toujours pas de vision sur l’avenir ! L’annonce de la poursuite de l’arrêt des mobilités d’ORY vers la province en est le meilleur exemple. Un dogme qui tend à développer la sous-traitance en lieu et place du bon sens ! La CFDT ne peut être qu’en désaccord avec cette présentation !